Situation socio-politique au Cameroun : le Minrex édifie les diplomates

Face au corps diplomatique, Lejeune Mbella Mbella a indiqué hier que la situation actuelle est sous contrôle et qu’il est attendu de nos partenaires un accompagnement et non une ingérence.

Salle des Actes du ministère des Relations extérieures hier en fin de matinée. Face au ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, qu’accompagnent son homologue de la Communication, René Emmanuel Sadi et le ministre délégué Félix Mbayu, l’ensemble du corps diplomatique accrédité au Cameroun. A l’ordre du jour de cette rencontre, une communication du ministre des Relations extérieures à ces représentants des pays amis et des organisations internationales sur la situation socio-politique dans notre pays. Vingt-deux minutes au total suffiront à Lejeune Mbella Mbella pour passer le message. Le ministre des Relations extérieures a ainsi évoqué la situation dans le cadre de la lutte contre la secte terroriste Boko Haram dans la partie septentrionale et celle des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Non sans rappeler à ses interlocuteurs que le Cameroun a toujours occupé une place stratégique importante dans la région du golfe de Guinée. 
Malgré les difficultés mentionnées plus haut, le gouvernement camerounais n’a eu de cesse de travailler dans le cadre d’un rétablissement de la paix.

Dans le cas particulier des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, Lejeune Mbella Mbella n’a pas manqué de souligner que le dialogue est l’option qui a été privilégiée depuis le début de la crise par le président de la République. La situation, telle qu’observée actuellement sur le terrain depuis peu, laisse apparaître que « les revendications sécessionnistes ont cédé le pas aux actes criminels et de banditismes avec enlèvements et demandes de rançon » a-t-il fait remarquer, refutant au passage l’idée d’une option militaire qui aurait été envisagée. « L’armée camerounaise n’est sur le terrain que pour protéger les populations et leurs biens contre les terroristes sécessionnistes et accomplir son devoir régalien de protection de l’intégrité territoriale ».
Lejeune Mbella Mbella a en outre fait remarquer l’option d’ouverture des pouvoirs publics à l’égard de tous les partenaires qui ont toujours souhaité venir s’enquérir de l’évolution de la situation sur le terrain. Concernant la situation humanitaire, celle-ci demeure sous contrôle au regard des différentes mesures prises par le gouvernement, sous la haute impulsion du président de la République. D’où la maîtrise des effectifs des déplacés internes qui, sont ainsi loin de refléter ceux communiqués par certaines ONG. Concernant l’élection présidentielle qui a eu lieu le 7 octobre 2018, Lejeune Mbella Mbella s’est voulu clair face à ses interlocuteurs : « Le débat sur cette question est clos ». Et « toute action de remise en cause de la décision du Conseil constitutionnel par quelque citoyen que ce soit est une atteinte à l’ordre républicain, passible de sanctions prévues par la réglementation.
Prenant la parole à la suite du ministre des Relations extérieures, le doyen du corps diplomatique au Cameroun, l’ambassadeur du Gabon, Paul Patrick Biffot s’est autant voulu clair : « La position du corps diplomatique sur cette situation est connue. Cette position a été exprimée à l’occasion de la présentation des vœux au chef de l’Etat le 9 janvier dernier. Au cours de cette cérémonie, j’ai eu, au nom de mes collègues, à exprimer notre satisfaction au président de la République, S.E. M. Paul Biya sur les avancées qui avaient été faites dans le cadre de cette crise que traverse le Cameroun » a-t-il indiqué. Le diplomate gabonais a énuméré les nombreuses institutions et structures mises en place par le président de la République pour apporter des réponses aux problèmes posés. « En revanche, nous déplorons qu’à côté, il y ait des partenaires qui financent ces actions. Je crois qu’il y a lieu de les dénoncer et de les inviter à y mettre un terme, parce que lorsqu’une revendication corporatiste passe à une demande de sécession, manifestement, il y a un problème », a regretté le doyen du corps diplomatique. L’assistance a eu droit à la fin à une projection de scènes de vie dans les deux régions. Des tableaux où l’on a pu voir des éléments des forces de défense et de sécurité s’activant aux côtés des populations pour leur apporter du secours et d’autres, hélas plus choquantes de personnes interpellées en possession ds têtes humaines.
 

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