Vision 2035 : les propositions de la Commission Musonge et de la Cndhl

Le ministre délégué au Minepat, Paul Tasong, a recueilli les avis de ces deux institutions mercredi dernier en vue de la mise en œuvre de la 2e phase de ce plan de développement.

Pour une fois, on a parlé croissance économique et développement du Cameroun dans ces institutions. Les membres de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (Cnpbm) et ceux de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (Cndhl) ont été édifiés sur les enjeux du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE). Il s’agit du document qui définit la vision du Cameroun pour son émergence en 2035. A cet effet, le ministre délégué au ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Paul Tasong, a conduit une délégation dans chacune des deux institutions. Objectif, recueillir leurs recommandations ou préoccupations afin de les prendre en compte dans la mise en œuvre de la deuxième phase de cette vision (2020-2027).
Adopté en 2009, le DSCE constitue la première phase du document de planification stratégique pour le développement du pays. Mise en œuvre entre 2010 et 2020, elle tire déjà à son terme. Pour les deux dernières années de cette première étape, le Minepat a engagé une série de consultations à partir du citoyen ordinaire jusqu’au Parlement, et recueille aujourd’hui les avis de ces commissions. « Le nouveau plan du Cameroun devrait tenir compte des enjeux de la paix. La lecture de la vision 2035 nous amène à prendre acte des enjeux majeurs déclinés dans la vision. Ces enjeux contiennent en premier lieu la nécessité de nous rassurer de l’intégration nationale, la promotion de la démocratie, de l’intégration et de la paix », a souligné Paul Tasong.
A la Cnpbm, Peter Mafany Musonge, le président, a relevé que la réflexion était déjà entamée. « Nous venons d’organiser le colloque sur le vivre ensemble  et un autre sur le multiculturalisme. Nous avons également effectué des descentes dans les ministères pour voir  l’application de dispositions constitutionnelles en matière de l’usage des deux langues officielles, le français et l’anglais. Nous leur avons fait part de ce que nous avons vu », a-t-il dit. Leurs contributions devraient arriver au terme de ces consultations. De son côté, Chemuta Divine Banda, président de la Cndhl, a indiqué que toutes les recommandations formulées seront intégrées dans un document. Mais l’objectif global demeure l’instauration d’une véritable justice au cœur de la vie des Camerounais. « Tout le monde souhaite la décentralisation pour permettre la participation d’un grand nombre de la population au niveau local afin de s’impliquer fortement dans notre processus », a-t-il noté à titre d’exemple.
 

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