Fête de fin de Ramadan: prières pour la paix

C’est le principal message délivré hier, à la mosquée principale du Complexe islamique de Tsinga à Yaoundé, par Bouba Goïgoï, imam célébrant.

Accéder au Complexe islamique de Tsinga hier, à l’occasion de la prière qui consacrait la fin du jeûne du mois de Ramadan était une véritable odyssée. En file indienne, en se marchant pratiquement sur les pieds, les milliers de fidèles musulmans qui s’y sont rendus ont en effet peiné pour franchir le portail nord du Complexe. Ici, ils sont fouillés au corps et orientés par le dispositif sécuritaire constitué pour la circonstance par des policiers du commissariat de Yaoundé II et des vigiles des lieux.

Pendant ce temps, l’invocation du jour est dite en psalmodie par un pré dicateur, et reprise en chœur par des fidèles qui ont investi le moindre espace du Complexe. A l’entrée sud de l’établissement, le top management est disposé pour accueillir des hôtes de marque. Notamment, le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, des autorités politiques et une belle brochette de chefs de missions diplomatiques.

Au cours de cette prière d’une quinzaine de minutes, l’imam Bouba Goïgoï, célébrant du jour, a prioritairement axé son prêche sur le retour de la paix au Cameroun, en ce moment où le pays fait face aux velléités sécessionnistes dans les régions du Nord-Ouest et du SudOuest, et terroristes à l’Extrême-Nord. Pour la restauration de cette paix sociale, il a demandé aux musulmans « de rester dans la méditation. Car aucune construction ne saurait se réaliser dans le désordre et le chaos », a insisté l’imam.

Dans cette optique, il a invité les fidèles musulmans à ne pas être des croyants de 30 jours. Ils doivent perpétuer les enseignements acquis pendant la période du jeûne. Lesquels s’articulent autour des valeurs cardinales de l’Islam que sont la solidarité, la générosité, le partage tout en évitant « le pire des vices, la mère des péchés qui est l’alcool car il renverse ou alors fait totalement disparaître la raison. »

Il faut aussi fuir tout ce qui participe à la dépersonnalisation du croyant. Cela conduit à son hu miliation et surtout au châtiment « ici-bas et dans l’audelà »,a-t-il ajouté. Enfin, l’imam Bouba Goïgoï a sensibilisé les gestionnaires de la fortune publique en les invi tant à plus de probité et d’intégrité morale. Il a rappelé que la notion de bien public implique la chose de tous. Par conséquent, ceux qui en ont la charge « doivent être minutieusement
préservés, car leur détournement attire sur leur auteur, la colère d’Allah. ».

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category