L’Union africaine suspend le Soudan

La décision prise hier par l’organisation panafricaine avec effet immédiat restera en vigueur jusqu’à la mise en place d’un gouvernement civil de transition.

Sur son compte Twitter, le Conseil de paix et de sécurité (PSC) de l’Union africaine (UA) a annoncé hier la suspension du Soudan de ses activités. Cette décision, avec effet immédiat, restera d’application jusqu’à l’établissement d’une autorité civile de transition dans ce pays qui connait une situation politique particulièrement tendue depuis la chute d’Omar el-Bechir, le 11 avril dernier.

L'Union africaine a « suspendu avec effet immédiat la participation de la République du Soudan à toutes les activités de l'UA jusqu'à l'établissement effectif d'une autorité civile de transition, ceci étant le seul moyen de permettre au Soudan de sortir de la crise actuelle », peut-on lire.

« Le Conseil imposera automatiquement des mesures punitives sur les individus et les entités qui ont empêché l'établissement d'une autorité civile », a prévenu, au cours d’une conférence de presse, le Sierra-Léonais Patrick Kapuwa, président en exercice du PSC. Par cette décision, l’organisation panafricaine met à exécution sa menace. Le 15 avril dernier, elle avait donné 15 jours à la junte qui s’est emparée du pouvoir pour passer la main à un régime civil pour conduire la transition.

En début mai, elle reviendra à la charge en donnant un nouveau délai de 60 jours au Conseil militaire. Les derniers évènements dans le pays, caractérisés par la suspension des négociations entre civils et militaires et la suspension par ces derniers des accords auxquels ils les deux camps étaient parvenus ont plutôt contribué à envenimer la situation. La sanction de l’Union africaine intervient au lendemain de la décision de la junte militaire de renouer le dialogue avec les manifestants.

Mercredi dernier, le général Abdel Fatah al-Burhan, leader du Conseil militaire, a fait savoir qu’il était « prêt à ouvrir la porte au dialogue avec toutes les parties, dans l’intérêt du pays ». « Nous n'acceptons pas l'invitation », a répliqué en face Madani Abbas Madani, de l'Alliance des Forces de la liberté et du changement.

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