Lutte contre l’insécurité: les fruits de la vidéosurveillance

Salle de commandement de vidéosurveillance de la Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) hier à Yaoundé. Une équipe de dix professionnels mixtes composée d’opérateurs techniques, services de sécurité publique, renseignement a le cœur à la surveillance. Tous ont les regards rivés sur leurs postes de travail, traquant les moindres faits et gestes suspects des usagers à travers leurs écrans d’ordinateurs. Des actions placées sous la supervision du commissaire de police principal Christian Ndoua Zie, chef de la division des transmissions à la DGSN. Ici, pas question de se tourner les pouces, le service tourne à plein régime : 24 heures sur 24.

Le dispositif encore à sa phase pilote porte déjà des fruits et sa phase d’extension dans les autres villes du pays est imminente. Ainsi à Yaoundé, le système de vidéosurveillance vigilance a permis de mettre la main sur un gang d’agres seurs dans les taxis mercredi, 5 juin dernier. L’équipe de veille a vu en direct comment ces malfrats ont dépouillé une dame de son argent alors qu’elle venait de le retirer d’un distributeur automatique de banque. Cette équipe de veille a alors prévenu les éléments de la police qui les interceptés.

« Les cas les plus récurrents sont les vols de véhicules et de motos, les larcins pour lesquels nous donnons beaucoup de satisfaction aux enquêteurs. Ceci parce qu’il nous arrive de refaire l’itinéraire et de trouver exactement là où le véhicule recherché a été garé la dernière fois, de manière à permettre à l’enquêteur d’avoir des éléments pour mener son enquête », confie le commissaire de police principal Christian Ndoua Zie. Le dispositif fonctionne via des équipes repositionnées dans les coins réputés criminogènes. A ces endroits sont placés des caméras et les opérateurs donnent des informations à l’équipe sur les lieux.

En 2014, il y avait à peu près 200 caméras. Et actuellement, la DGSN a décuplé le nombre avec plus de 2000 dispositifs. La ville de Yaoundé, en compte 1250 installées dans les coins stratégiques de la ville. Notamment au Pont de la gare, Elig-Edzoa, Avenue Kennedy et Sous-manguiers. L’outil de surveil lance est utilisé principalement pour la sécurité publique en termes de trafic urbain, de contrôle des points ou des lieux à forte concentration des actes de banditisme, entre autres. « Il y a des cas d’accidents de la cir culation que les caméras filment en direct et qui permettent départager les différentes parties en conflit. S’agissant de la police judiciaire, la vidéosurveillance fournit des éléments matériels de preuves irréfu Jeudi

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