Développement économique de l’Afrique:L’option résolue de l’intégration

C’est la toile de fond des réunions annuelles de la Banque africaine de développement commencées mardi, 11 juin et qui se poursuivent jusqu’à vendredi, 14 juin 2019à Malabo.

La 54e assemblée annuelle de la Banque africaine de développement, couplée à la 45e session assemblée du Fonds africain de développement a commencé ce mardi,11 juin 2019 à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale. Ces rencontres qui regroupent les gouverneurs du groupe de la BAD que sont les ministres en charge de l’économie, des finances et du plan des pays membres, entre autres acteurs, se tiennent sur le thème « L’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique ».

Un thème d’actualité quand on sait que depuis mars 2018, le continent a créé la Zone de libre échange continentale africaine  qui devrait être opérationnelle dès juillet prochain. Une fois opérationnelle, la ZLECaf sera hautement bénéfique pour l’ensemble du continent afin d’aller audelà des 15% actuels du niveau des échanges entre les pays du continent. Avec 1,3 milliard de consommateurs, cette zone constituera la plus grande du monde et pourra générer un produit intérieur brut combiné d’environ 3,4 milliards de dollars.

Et selon la Commission économique des Nations unies, la croissance de l’Afrique pourrait atteindre les 6% par an. Pour Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, l’intégration régionale constitue une politique juste et opportune. « Elle est une option stratégique pour le paysage économique et commercial africain actuellement fragmenté par 16 pays enclavés », a-t-il souligné.

D’ailleurs au cours d’une conférence de presse organisée lundi dernier en prélude à ces assemblées, le président du groupe de la BAD, Adesina Akinwumi, a révélé que la banque panafricaine a investi plus d’un milliard de dollars pour soutenir des initiatives visant à faire progresser les échanges commerciaux entre les pays africains. On peut citer les projets des ponts sur le Ntem entre le Cameroun et la Guinée équatoriale, entre le Sénégal et la Gambie (pont Sénégambie), entre les deux Congo, le projet de chemin de fer entre le Cameroun et le Tchad, etc.

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