CEP, FSLC: si maman pouvait composer...

Hier à Yaoundé, la tension était perceptible autant chez les tout petits que chez plusieurs parents.

Apremière vue, on se croirait à la proclamation des résultats. Hier matin dans les sous-centres d’examens de Yaoundé, des parents se bousculent devant les listes des candidats au Certificat d’études primaires (Cep) et au First School Leaving Certificate (Fslc). Près des adultes, les enfants, candidats à l’examen, suivent, quelque peu tendus, toute cette agitation. « Nous nous rassurons que le nom a été bien écrit sur les listes. Nous relevons les numéros de salle et de table aussi », confie Viviane Wandji, parent d’un candidat.

D’autres, sous pression incapables de retrouver rapidement les noms de leurs enfants, pestent contre le retard observé dans la publication des listes. « Pourquoi ne pas avoir affiché les listes hier ? (lundi ndlr). Maintenant, nous sommes obligés de courir partout», dénoncent-ils, véhéments. La raison, l’équipe de CT la trouvera au secrétariat du sous-centre de l’Ecole publique d’Efoulan. « Lorsque nous affichons les liste la veille, certains élèves s’amusent à les déchirer. Et pour nous assurer que ce genre d’incident ne survienne, nous affichons le Jour-J, très tôt le matin, afin que les candidats puissent s’installer avant le début des épreuves », explique Paul Alain Nkomo, chef du secrétariat dudit sous-centre. 8 h. Début de la première épreuve. Le coup de sifflet retentit. Les parents sont mis hors des sous-centres des examens.

Difficile séparation pour certains. S’ils le pouvaient, ils composeraient avec leurs enfants. A l’extérieur des sous-centres, c’est un véritable pied de grue. Les parents campent. Pourtant, ce n’est que le début de la journée. Ils ne pourront voir leurs enfants qu’à la fin. Des informations pourtant connues de tous. Certains espèrent les apercevoir au moment de la pause. « Nous attendons jusqu’à 10 h. A la pause, nous espérons les voir. Nous voulons qu’ils sentent que nous sommes présents et les mettre en confiance car c’est leur tout premier examen », poursuit Vi viane Wandji. Elle et d’autres parents n’ont visiblement pas l’intention de s’éloigner du souscentre d’examen. C’est la même scène dans les sous-centres du Cep et Fslc du complexe scolaire bilingue Saint Joseph, de l’Ecole primaire catholique de l’immaculée conception de Mvolyé et un peu partout.

Au sous-centre de l’Ecole pu blique de Biyem-Assi I, les parents de la petite A. Ngo Makon, candidate au Cep, attendent à l’intérieur de leur berline. De leur position, ces derniers veulent se rassurer que leur fille n’a eu aucun problème lors de son admission en salle d’examen. Leur inquiétude est justifiée. « Nous étions stressés tout à l’heure parce que la petite a perdu sa carte scolaire. Nous ne lui avons pas communiqué notre inquiétude parce qu’elle était déjà toute paniquée. Heureusement, avant le début du déroulement des épreuves, nous avons retrouvé cette carte qui traînait par terre », confie la mère. Une carte d’identité scolaire à bien garder, car les épreuves se poursuivent ce jour avec l’oral.

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