Marches illégales: le Mincom rétablit les faits

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Dans des tweets rendus publics lundi, le ministère de la Communication rappelle par ailleurs que les procédures sont en cours au sujet des personnes interpellées.

Depuis quelques semaines, la scène politique nationale est en proie à une certaine agitation due notamment à des mots d’ordre visant entre autres à mettre à mal l’autorité de l’Etat. Cela s’est traduit les deux premiers weekends du mois en cours par des appels à des marches dans les rues de la capitale politique notamment. Toutes ayant du reste été jugées illégales par l’autorité administrative compétente parce que porteuses de menaces à l’ordre public.

Ces mouvements sont par ailleurs devenus l’occasion de véhiculer des informations erronées sur la gestion de cette agitation par les pouvoirs publics. Celle programmée samedi dernier n’a pas échappé à cette « surenchère médiatique », au point où le ministère de la Communication a dû monter au créneau pour une bonne information de l’opinion publique nationale et internationale. Dans deux tweets rendus publics lundi dernier, ce département ministériel rappelle le caractère illégal de ce qu’il est convenu d’appeler « tentatives de marches ».

Le Mincom observe par ailleurs que samedi dernier, « les Camerounais ont vaqué à leurs occupations, mettant en échec les velléités antipatriotiques ». Dans le cas spécifique de Yaoundé, le ministère de la Communication révèle que ce sont « 66 individus ne se réclamant d’aucun parti politique » qui ont été interpellés par la police. « 43 ont été libérés ». En ce qui concerne la gendarmerie nationale, 11 des 19 individus interpellés ont recouvré la liberté. Des chiffres qui se démarquent clairement de la surenchère orchestrée par les instigateurs de ces manifestation, et relayée par leurs antennes dans certains médias de la place. Sur les autres personnes qui sont en détention, on peut retenir, à la lecture de l’un des messages, qu’elles vont être mises en liberté « après les procédures d’usage ».

Le ministère de la Communication rappelle par ailleurs que dans le cadre de leur sortie de samedi dernier pour faire face à ces marches illégales, les forces de sécurité « n’ont procédé à aucune torture ni mauvais traitement » lors des interpellations qui ont eu lieu. La sortie du ministère de la Communication a le mérite de rétablir la vérité dans un contexte où la désinformation semblait faire son lit avec notamment, les motifs évoqués pour appeler à des marches illégales ; la publication de chiffres erronés sur les personnes interpellées samedi dernier par certains médias ; et sur l’attitude des éléments des forces de sécurité pendant la gestion de ces mouvements.

Une initiative de ce département ministériel qui permet également d’attirer l’attention de l’opinion sur ces actions qui tendent, non seulement à perturber l’ordre public, dans un contexte où il est clair aujourd’hui que le Cameroun est engagé sur d’autres chantiers tant sur le plan national qu’à l’international. 

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