Promotion de l’inclusion financière: Des facilités via le numérique

La Banque africaine de développement et ses partenaires ont lancé un nouveau mécanisme y relatif jeudi,13 juin 2019 à Malabo à l’occasion des assemblées annuelles de la Banque.

De nos jours, les transactions financières numériques via les téléphones portables et autres applications nécessitant une connexion Internet ont révolutionné le secteur bancaire, mais sans atteindre un niveau élevé en Afrique qui connaît encore un taux de bancarisation assez bas par rapport au reste du monde. Bien que le nombre d’utilisateurs de téléphones portables sur le continent soit en augmentation, les avantages de l’inclusion financière numérique n’ont pas encore été pleinement exploités. Ils sont encore nombreux par exemple n’exploitent pas la fonction porte-monnaie électronique du téléphone pour soit garder leur argent, soit faire des transactions mobiles.

Selon la Banque africaine de développement, 57% d’adultes sur le continent ne possèdent pas un compte bancaire. C’est pourquoi, elle a décidé de mettre sur pied un instrument novateur pour travailler à inverser la tendance. La Facilité pour l’inclusion financière numérique en Afrique (AFDI) a donc été officiellement lancée mercredi dernier à Malabo. Il s’agit d’un mécanisme accélérateur de financement dont l’objectif consiste à donner accès à l’économie formelle à environ 332 millions d’Africains, dont 60% de femmes. Il est mis en œuvre par la BAD et ses partenaires que sont la Fondation Bill et Melinda Gates, l’Agence française de développement et le Luxembourg.

« Les services financiers numériques sont en train de devenir un puissant facteur d’inclusion financière, d’égalité des genres et de croissance économique inclusive. Pour les consommateurs des pays à revenu faible ou intermédiaire, les outils financiers numériques, tels que les systèmes de paiement mobiles, offrent un accès à la sécurité économique, l’autonomisation et des opportunités accrues », a indiqué Pierre Guislain, vice-président de la BAD chargé du secteur privé, des infrastructures et de l’industrialisation, au cours de la cérémonie de lancement. Il sera donc question de donner à la population africaine les outils fondamentaux pour réaliser des transactions, gérer et protéger leurs finances. Pour Pierre Guislain, aider les populations, et surtout les femmes qui restent les plus vulnérables, non seulement à payer facilement des services mais aussi à constituer une épargne et à réaliser un investissement pour améliorer leurs conditions de vie est l’autre mission de ce nouvel outil. Pour la phase pilote, la BAD a besoin de 100 millions de dollars dont 40 déjà disponibles. Mais au final, ce sont 400 millions de dollars qu’il faudra mobiliser pour la mise en œuvre de l’AFDI d’ici 2030.

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