Formations sanitaires: Les maux des hôpitaux au scanner

Une concertation entre le Minsanté et les personnels de son secteur tenue lundi, 17 juin 2019 à Yaoundé.

Un face-à-face pour remobiliser les personnels de santé. Lundi, 17 juin 2019 à Yaoundé, le ministre de la Santé publique n’y est pas allé du dos de la cuillère. Avant toute prise de parole, Dr Manaouda Malachie a appelé chacun à se demander : « Mon attitude et mon discours contribuent-ils à valoriser ma profession ? L’accueil que je réserve aux patients est-il de nature à rassurer ? Quand malheureusement survient un drame, estil possible que je jure, la main sur le coeur, que j’ai tout fait et tout donné pour éviter cela ? »

Il est vrai, de nombreux personnels de santé sauvent des vies au quotidien. Mais comme pour toute profession, la médecine a en son sein des brebis galeuses et leurs négligences occasionnent souvent des décès. Pour le ministre de la Santé publique, il est plus que temps de parvenir à l’humanisation des soins et des services dans toutes les formations sanitaires du Cameroun. Cette dynamique s’articule non seulement autour de l’amélioration de la qualité des prestations mais aussi et surtout, autour de l’attention portée aux malades et aux usagers. « Le patient est notre semblable qu’il faut traiter avec humanité. Nous appartenons tous à une famille. Prenons soin de ces malades comme nous aurions aimé qu’on prenne soin des membres de notre famille », a suggéré le ministre Dr Manaouda Malachie. La vision du ministre est claire et même partagée par plusieurs professionnels de santé. Mais il s’avère qu’un homme malheureux ne peut sourire à tout moment et faire plaisir à son prochain. C’est ainsi qu’a été inscrit à l’ordre du jour de la concertation de Yaoundé, les difficultés auxquelles font face ces hommes et femmes en blouse blanche. A ce sujet, le Minsanté a indiqué que « c’est l’occasion pour vous et moi d’échanger sur vos conditions de travail, le cadre d’évaluation de vos performances, la compréhension que vous avez des orientations qui ont été fixées, afin de rectifier le tir ». En attendant la clôture de ces assises ponctuées d’exposés sur « le climat-social et la relation patient-soignant » ou sur la « satisfaction des usagers et des personnels en milieu hospitalier », les langues ont commencé à se délier. « La science médicale, c’est l’humanitaire, le sacerdoce. Mais pour y parvenir, il faut être dans les conditions de travail agréables. Les soins ne peuvent pas bien être administrés aux patients si les personnels ont des problèmes existentiels », a fait savoir le Dr. Bitang, directeur du Centre des Urgences de Yaoundé (Cury). C’est dire que les échanges entres les deux parties seront houleux et des recommandations fortes attendues

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