Sodecoton : capacités renforcées

C’est la quintessence d’une première convention signée mardi dernier entre le Minader et la société cotonnière.

Comme le cahier d’un retour à la maison, la première visite officielle depuis sa nomination du ministre de l’Agriculture et du Développement rural  (Minader), à la Sodecoton mardi 18 juin dernier, était forcément empreinte d’une forte dose d’émotions. Après 35 ans passés au sein de l’entreprise, c’est en terrain connu que Gabriel Mbairobe est venu procéder à la signature d’une convention entre l’Etat du Cameroun représenté par le Minader et la Sodecoton. Pour autant, la dimension émotionnelle n’aura pas pris le pas sur les enjeux et le contenu de la cérémonie. Car derrière la convention signée, c’est sur tout une pierre de plus qui a été déposée dans le jardin du redressement que connaît actuellement la filière coton. De manière concrète il s’agit du premier acte de la matérialisation d’une décision du Premier ministre du 13 mars 2019. Cette dernière consacre l’institutionnalisation et de la budgétisation de certaines prestations relevant du gouvernement et traditionnellement exécutées par la Sodecoton dans le cadre de son activité. Aménagement et entretien des routes rurales, formations et encadrement des producteurs, études et développement de spécimens améliorant les rendements de culture. A la faveur de la mesure du PM, les quatre ministères à qui sont normalement dévolus ces missions (Minader, Mintp, Minepia, Minresi), devront désormais transférer à la Sodecoton les ressources de compensation nécessaires pour supporter les charges y afférentes, et ainsi pérenniser un certain équilibre financier de l’entreprise, dont le financement de ces actions pénalisaient parfois son propre cœur d’activité. S’agissant spécifiquement du Minader, Gabriel Mbairobe indiquera qu’il s’agit d’une convention annuelle prévoyant un peu plus de 658 millions de F chaque année pendant trois ans. Deux grands domaines seront financés par ces dotations : la structuration en coopératives des groupements de producteurs de coton et le stockage villageois des céréales pour la sécurité alimentaire.

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