Expo de la Banque mondiale: 10 à célébrer les plasticiens

La banque mondiale a organisé sa traditionnelle exposition d'art contemporain le 48 juin 2019 à Yaoundé. A cette occasion marquant le 10e anniversaire de cet événement l'institution s'est réjouie du chemin parcouru.

Le 18 juin 2019, la traditionnelle exposition d’art contemporain organisée par la Banque mondiale est arrivée à son dixième anniversaire. Pour fêter ça, l’institution, en collaboration avec le ministère des Arts et de la Culture, a convié du beau monde au Musée national à Yaoundé. Elizabeth Huybens, directrice des opérations à la Banque mondiale arrivée en fin de séjour, s’est réjouie du « chemin parcouru en une décennie » pour l’atteinte d’une telle progression. Le Minac, Bidoung Mkpatt, s’est également exprimé sur cette coopération profitable et positive pour le secteur de l’art contemporain au Cameroun. Devant plusieurs personnalités, le travail d’un collectif d’artistes sélectionnés avec soin a été dévoilé. Les grandes lignes de ce rendez-vous désormais incontournable des arts plastiques et visuels camerounais ont été confiées à une sommité de ce domaine. La trentaine de plasticiens est rassemblée sous la direction artistique de Simon Njami, commissaire d’exposition, essayiste et critique d’art camerounais de renommée mondiale, principal maître d’ouvrage du Dak’Art. Un seul mot d’ordre : « Aujourd’hui ». Les artistes, ancienne et nouvelle générations main dans la main, ont rendu leurs copies, chacun dans son secteur d’expression. Le présent, vu par les peintres, les sculpteurs, les vidéastes, entre autres créateurs, est à vivre jusqu’au 20 août prochain.

Voici l'interview du ministre Bidoung Mkpatt

 

Cela fait 10 ans que la Banque mondiale rassemble des artistes plasticiens autour d’une exposition. En quoi cette tradition renforce- t-elle les liens entre vos deux institutions ?

Le Cameroun et la Banque mondiale entretiennent des relations très anciennes avec pour objectif principal de faire de notre pays, une nation économiquement forte et prospère dans le concert des nations. Cette exposition illustre la qualité des relations qui unissent le Cameroun et la Banque mondiale. Son thème « Aujourd’hui » est original et accrocheur car il suscite des questionnements sur la prospective. En effet, l’avenir s’appuie sur le présent qui lui-même procède du passé. L’impulsion dynamique donnée par le chef de l’Etat aujourd’hui, c’est-à-dire en ce début de son septennat des Grandes opportunités, est qu’à travers le vivre-ensemble les camerounais consolident davantage leurs efforts de travail pour bâtir un Cameroun uni, tous plus forts, en marche inexorable vers l’émergence. L’initiative de la Banque mondiale bien qu’originale parce que touchant spécifiquement le secteur des arts plastiques, a une portée à la fois économique et culturelle. Il s’agit de montrer aux yeux du monde le talent des artistes camerounais à la réputation établie et de faire vivre à la communauté nationale et internationale, la diversité culturelle dont regorge ce pan d’activités menées par le ministère des Arts et de la Culture. Ici au Cameroun ils existent de nombreux talents en herbe pouvant devenir des sommités internationales telles que l’ont été Picasso ou Rembrandt. Il est clair que l’art est devenu aujourd’hui un filon riche d’opportunités dont entre autres celui d’être un pourvoyeur de ressources et le Cameroun ne saurait en être exclu.

Pour ce 10e anniversaire, l’expo a quitté le siège de la Banque mondiale à Yaoundé pour s’installer au Musée national. Pourquoi ce choix ?

Le Musée national qui accueille l’exposition « Aujourd’hui » : fruit de la coopération Cameroun-Banque Mondiale, apparaît comme le réceptacle idéal de cette solidarité, car il est pour plusieurs raisons un lieu mythique. Sur le plan historique, il a longtemps été le palais présidentiel du Cameroun. Sa charge symbolique s’est accrue avec le choix particulier du président de la République, Son Excellence Monsieur Paul Biya, chef de l’Etat, qui a décidé d’en faire un temple au service de la culture camerounaise en signant le décret qui l’a transformé en Musée, figure de proue du patrimoine culturel national, dont il est le témoin emblématique et le gardien éminent. Son architecture rappelle nos liens historiques avec la communauté internationale tout en marquant par son contenu, notre identité culturelle si particulière et si chère à nos coeurs. La solidarité internationale se manifeste ainsi dans la dimension hautement symbolique d’un lieu dédié, et dans celle de cette exposition qui est la préfiguration de réalisations plus grandes.

Quelles sont les autres implications de la Banque mondiale dans le secteur culturel ?

Dans le cadre du renforcement de la coopération multilatérale entre la Banque Mondiale et le Cameroun dans le domaine des Arts et de la Culture, j’ai reçu en audience le 29 janvier dernier, Elizabeth Huybens, directrice des opérations de la Banque mondiale, avec qui nous avons passé en revue les différents axes de coopération envisageables entre les deux parties. Par ces échanges, un certain nombre d’opportunités de coopération avaient été identifiées et portent notamment sur le développement des infrastructures culturelles, l’appui aux industries culturelles et aux artistes, ainsi que sur le renforcement des capacités en matière de prévention et de gestion des risques environnementaux et sociaux. Cette liste n’étant pas exhaustive. La Banque mondiale reconnaît que l’art et la culture sont une forme de développement et occupent une place prépondérante dans son portefeuille au même titre que les secteurs liés à l’économie et à la santé. Elle s’est donnée pour ambition de promouvoir le sous-secteur arts et culture au cours des prochaines années et faire du patrimoine culturel, une source économique inépuisable. Les perspectives sont à la fois larges et denses et l’exposition qui se tient en ce moment au Musée national n’est qu’un aperçu des activités nouvelles qui engagent désormais nos deux institutions. Nous profitons de l’occasion ainsi offerte pour remercier la Banque mondiale pour son engagement à être au côté du Cameroun. Le domaine des arts plastiques connaît de nombreuses difficultés.

Quelles mesures sont en oeuvre pour les résorber ?

Nous ne ménageons aucun effort pour venir à bout des difficultés auxquelles les artistes sont confrontés. La tâche est immense en réalité. Nous oeuvrons dans leur intérêt au quotidien et espérons qu’ils bénéficieront bientôt des premiers fruits desdits efforts. Je veux continuer de lancer un appel à l’excellence qui suppose la recherche constante du meilleur dans notre travail de tous les jours, renvoie au dépassement de soi, de nos limites personnelles, de nos intérêts individuels au profit de l’intérêt du plus grand nombre, c’est-à-dire de l’équipe, de l’association, de l’arrondissement, du département et de la région, voire au-dessus de tout cela, les intérêts du pays tout entier. D’où l’intérêt du vaste mouvement de structuration du sous-secteur des arts et de la culture en fédérations dont l’objectif est l’encadrement professionnel des artistes visant l’excellence. Des stratégies de meilleurs coopérants avec les artistes et les hommes de culture seront dès aujourd’hui davantage affinées pour le plein développement des arts et l’affirmation davantage efficiente de l’intérêt culturel.

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