Côte d'Ivoire: les prix du cacao en débat

Les acteurs de la filière se concertent depuis hier dans la capitale ivoirienne sur le coût à adopter pour cette spéculation.

Al’initiative du Conseil café-cacao (CCC) et du Ghana Coco Board, les deux organes de régulation de la filière cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana, des discussions se tiennent depuis hier à Abidjan à l’effet de parvenir à un consensus sur le prix plancher à pratiquer à la tonne. Pour ces deux pays d’Afrique de l’Ouest qui sont les principaux producteurs (plus de 60% de la production mondiale), il ne s’agit pas de négocier un passage en force, mais de parvenir à un consensus qui permettrait une meilleure rémunération des producteurs locaux. Ils misent ainsi sur 2 600 dollars, plus de 1 500 000 F, la tonne. Soit plus de 1500 F le kilogramme. Pour Yves Brahima Koné, directeur général du CCC, « il est question d’apporter des réponses à la situation de nos planteurs qui vivent dans l’extrême pauvreté. Nos travaux doivent nous amener à trouver des résultats probants. Nous voulons un consensus ». « La situation du petit exploitant doit connaître un changement », a également souligné Joseph Aidoo, son homologue ghanéen.

Cette rencontre qui se tient un peu plus de trois semaines après l’ultimatum lancé par la Côte d’Ivoire et le Ghana, rassemble plusieurs acteurs de la filière cacao. Se focalisant sur le mode de commercialisation qu’ils ont adopté, les deux pays envisagent d’anticiper dès le mois de janvier 2020 et de procéder à la récolte de la campagne 2020- 2021, censée démarrer en octobre 2020. Inflexibles, Ivoiriens et Ghanéens ont d’ores et déjà prévenu leurs partenaires qu’en cas d’échec de ces négociations, ils camperont sur leur position et n’écouleront pas leur production sur le marché. Dans son plan de relance de la filière, le Conseil du café-cacao envisage de faire appliquer des mesures plus strictes pour protéger la filière en expulsant sur une période de cinq ans les intermédiaires et autres coxeurs, accusés de jouer le jeu des multinationales. Compte tenu des enjeux, la concertation de la capitale ivoirienne a fait courir producteurs, multinationales, traders et négociants.

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