Zone Cemac : la croissance repart

Fruit du programme de réformes engagé depuis 2016, et dont l’évaluation a été faite ce 5 juillet à Douala.

« Grâce aux réformes engagées par les Etats avec le soutien des institutions communautaires et l’appui déterminant des partenaires techniques et financiers, la zone Cemac est sortie de la récession. » Ces propos rassurants ont été tenus ce vendredi 5 juillet 2019 à Douala, par le président de la Commission de la Cemac. Le Pr. Ona Ondo s’exprimait ainsi à l’ouverture des travaux du Comité de pilotage du Programme des Réformes économiques et financières de la Cemac (Pref-Cemac), qui en était à sa 9e session. Entre autres retombées de ce programme mis en place lors du sommet des chefs d’Etat de Malabo en juillet 2016, le regain de croissance économique noté dans la sous-région. Selon des chiffres relevés par le Pr Ona Ondo, la Cemac a enregistré un taux de croissance de 2,8% en 2018, contre -0,8% en 2017. En outre, les projections sont de 3% en 2019 et de 3,8% en 2020. Cela dit, la poursuite du redressement économique de notre sous-région « nous exige de demeurer vigilants face aux risques et à certaines fragilités auxquels nos Etats font face », a averti le président de la Commission de la Cemac. Des préoccupations demeurent, donc. Au nombre desquelles le faible degré d’inclusivité de la croissance économique, le faible taux d’intégration et de diversification des économies, un environnement des affaires à améliorer, et surtout, le défi sécuritaire à relever…

A ces contrariétés, le président de la Commission a ajouté le relâchement des efforts entrepris dans le cadre de la mise en œuvre du Pref-Cemac et des accords avec le Fmi, une mobilisation insuffisante des recettes fiscales non pétrolières, et une détérioration de l’environnement économique mondial. En somme, il y a des efforts supplémentaires à consentir pour renforcer la position extérieure, restaurer de manière durable une croissance économique forte, inclusive, qui se traduise de manière significative par le développement social des populations de la zone. Et selon le Pref-Cemac, si les efforts fournis par les Etats en matière de consolidation budgétaire sont encourageants pour la viabilité des finances publiques, les marges de manœuvre budgétaire doivent encore être renforcées, « pour permettre la réalisation des projets sociaux et soutenir l’investissement ». Autres points délicats : l’accroissement de l’endettement et les retards d’apurement des arriérés de la dette publique intérieure des Etats.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category