CEMAC: stabilité monétaire à améliorer

C’est un des objectifs de la nouvelle réglementation des changes, dont la campagne d’explication a été lancée ce 4 juillet à Douala.

Contribuer à la stabilité externe de la monnaie à travers une optimisation des transactions financières extérieures, de manière à minimiser les sorties des devises non causées et maximiser les entrées de devises provenant d’activités légales. Adapter la règlementation des changes à de nouvelles problématiques telles que l’émergence de nouveaux moyens de paiement et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Tels sont les deux objectifs majeurs de la nouvelle réglementation des changes de la Cemac, adoptée par le comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac) le 21 décembre 2018, et dont la campagne d’explication a débuté ce jeudi 4 juillet à Douala.

On apprendra à l’occasion divers points sur lesquels porte la nouvelle règlementation. D’abord, l’attribution du rôle d’administration de la règlementation des changes à la Banque centrale, afin qu’elle s’arrime à ses missions statutaires de conduite de la politique de change et de gestion des réserves de change de la Communauté. Ensuite, la formalisation des obligations de cession et de rétrocession des devises à la Beac, dans le sens de renforcer le principe de centralisation des avoirs extérieurs auprès de celle-ci. Autres conséquences de la réforme : l’obligation d’indication ou de justification de l’origine des fonds pour la réalisation des opérations de change ; la possibilité d’ouvrir des comptes séquestres, de garantie et assimilés en devises dans les livres de la Banque centrale pour la couverture des engagements souscrits par les Etats et autres personnes morales autorisées par le conseil d’administration…

Selon le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), les premières retombées de cette mise en oeuvre sont prometteuses. « L’on note une remontée de nos réserves de change », a indiqué Abbas Mahamat Tolli jeudi à Douala. A titre d’illustration, à fin mai 2019, « les rétrocessions de devises ont atteint 1376,1 milliards de francs pour les cinq premiers mois de l’année, contre 605,2 milliards sur la même période de l’année précédente, en hausse de 127% », a expliqué le gouverneur de la Beac. Il ajoutera que le compte d’opérations a en outre connu « une forte hausse» (+32%) entre 2017 et 2018, passant de 2552 milliards de francs au 31 décembre 2017 à 3360 milliards de francs à fin 2018. A fin mai 2019, il se situait à 3457 milliards.

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