Numérisation des archives nationales: en cours de téléchargement...

Ce processus lancé par l’Etat du Cameroun depuis près de huit ans suit son cours, non sans difficultés d’ordre technique et financier.

Des étagères interminables, pleines de documents apparemment bien classés et dégageant une odeur de poussière. Normal, ils datent d’un certain lustre. Ces documents sont de deux ordres : à gauche ce sont des archives coloniales et à droite celles autonomes. C’est le décor que renvoie, la salle principale des Archives nationales et le sous-sol. Dans l’une comme dans l’autre salle, la lumière est la chose la moins partagée. Pourtant, cet espace situé à Yaoundé en face du Tribunal criminel spécial (TCS) ne désemplit pas. Il est même très fréquenté : « Nous recevons en moyenne 100 visiteurs par jour », déclare Dave Souffo, archiviste.

Pour rompre avec cet aspect rustique et arrimer les Archives nationales aux normes internationales, les pouvoirs publics ont entrepris la modernisation du service. « Elle passe par la numérisation, l’extension et la construction des locaux de Yaoundé et de Buea en vue d’atteindre le plus grand nombre d’usagers. Et puis, le passage de l’analogique au numérique n’implique pas la destruction du document physique », indique Esther Olembé, directeur des Archives nationales. Une opération qui vise la conservation et la gestion du patrimoine archivistique national. Mais jusqu’ici, le bâtiment ne dispose que de quatre serveurs pratiquement vides et d’un scanner.

C’est dans ce contexte que s’est récemment déroulée la semaine internationale des Archives. Le ministre des Arts et de la Culture (Minac), Bidoung Mkpatt, a ainsi pu revisiter le partenariat de son département ministériel avec des entreprises publiques spécialisées dans les domaines de l’archivage et de la documentation. Il s’agissait entre autres, de la Caisse nationale de Prévoyance sociale (Cnps), l’Agence de Régulations des Marchés publics (Armp), le Centre national de développement de l’informatique et le Bureau national de l’état civil (Bunec). Des structures stratégiquement sélectionnées au regard du rôle central qu’elles jouent dans cette perspective de numérisation. « Chaque année, nous mettons en avant une entreprise que nous accompagnons dans le processus de conservation de ses archives », a précisé Esther Olembé. Et cette année, c’est l’Armp, entreprise publique au coeur des marchés publics qui est à l’honneur. Elle qui s’est lancée dans un double projet de numérisation de ses archives à travers un système intégré dénommé « Pridesoft », et d’extension de son immeuble siège.

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