Bilan CAN 2019 : éfficacité en berne :

Si les Lions ont fait d’énormes progrès dans le jeu de possession, des efforts restent à faire dans la lucidité offensive et défensive.

Pour la première CAN à 24 équipes, le Cameroun a bouclé sa participation sur une défaite 3-2 face au Nigéria au stade des huitièmes de finale. Au bout de 15 jours en Egypte, les champions d’Afrique 2017 sortent de la compétition avec un bilan de quatre matchs disputés, une victoire, une défaite, deux nuls pour quatre buts marqués et trois buts encaissés.
Solidité et fragilité défensive 
Au cours de ce tournoi, Michael Ngadeu se sera véritablement imposé comme le patron de l’arrière-garde camerounaise. Une défense qui, en dépit des variations de dispositif, a su imposer ses atouts athlétiques aux adversaires durant le premier tour. Contribuant ainsi à l’inviolabilité de la cage gardée par André Onana. Des garanties de solidité régulièrement appuyées par l’apport offensif des latéraux. Si par moment, on a pu observer un manque de rigueur et des indélicatesses techniques, ces errements ont été fatals en l’espace de trois minutes face au Nigéria.
Des milieux récompensés   
A trois reprises, le Cameroun a remporté les titres individuels d’Homme du match. Des récompenses à mettre à l’actif de ses milieux de terrain. André-Frank Zambo Anguissa par deux fois (face à la Guinée-Bissau et au Ghana) et Pierre Kunde Malong (face au Bénin). Sans faire dans le football champagne, les éléments de l’entrejeu camerounais, chacun dans leur style, se sont illustrés dans l’impact (Mandjeck), le punch (Kunde Malong), la récupération et les transmissions (Anguissa). Cependant, on déplore l’absence de mouvements, d’initiatives de tirs et le blackout observé en huitièmes de finale. 
S.O.S. buteur 
44 tirs en direction des buts adverses. Soit une moyenne de 11 par match. Si le Cameroun s’est produit un nombre important d’occasions de but, force est de constater le faible taux de tirs cadrés. Pourtant dominateur dans le jeu, le Cameroun affiche une carence dans certains profils offensifs. Singulièrement celui de l’avant-centre. Si l’on salue l’activité de Stéphane Bahoken auteur de deux buts, les décrochages et le travail de relais du capitaine Choupo-Moting, les Lions peinent résolument à assommer leurs proies. 
62,5% de possession 
Comparativement à l’épopée gabonaise d’il y a deux ans, le Cameroun s’est bonifié dans le jeu. Plus précisément dans son jeu de possession. 62,5% en moyenne avec un pic de 70% enregistré contre le Bénin. Un actif à mettre dans le coaching de Clarence Seedorf, bien que dominer n’est pas synonyme de gagner, diront certains. A chaque sortie, on a eu droit à la surprise du coach. Des choix voire des expérimentations tactiques laissant quelquefois pantois qui n’ont nullement fait parler la poudre. Ceci au même titre que le banc de touche uniquement décisif face à la Guinée-Bissau.
 

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