Situation socio-politique au Cameroun : l’analyse de la Commission nationale des droits de l’Homme

Réunie dans le cadre de la session mensuelle des présidents et rapporteurs de ses sous-commissions, elle est revenue sur les principaux faits de l’actualité.

L’on ne peut sans doute être mieux servi que par soi-même. La réunion mensuelle des présidents et rapporteurs des sous-commissions de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) se tenait à son siège à Yaoundé le 26 juin dernier alors que les deux chambres du Parlement, réunies dans le cadre des travaux de la 2e session ordinaire de l’année législative 2019 viennent de donner leur aval pour la création de la Commission des droits de l’homme du Cameroun, une institution qui sera appelée à remplacer celle qui existe actuellement. Chemuta Divine Banda, le président de la CNDHL et ses collègues ont exprimé leur satisfaction à l’endroit du gouvernement pour le dépôt au Parlement de ce projet de loi « qui met un accent sur la qualité de membres permanents et sur la désignation » et sur la désignation de cette nouvelle instance comme « mécanisme national de prévention de la torture au Cameroun ». Ils ont émis le vœu de la voir doter de « moyens accrus pour remplir convenablement ses missions ». Dans la suite du communiqué final des travaux, l’on peut lire que les membres « ont appris et condamné les incidents ayant émaillé le séjour du couple présidentiel à Genève, marqués par les actes de violence et l’attitude irresponsable de certains Camerounais de la diaspora qui se sont attaqués aux éléments de la garde rapprochée du chef de l’Etat ». Dès lors, la Commission appelle « au respect de l’intimité du couple présidentiel et de ses droits, ainsi qu’au respect des lois et règlements des pays d’accueil ».
Sur la situation dans la partie septentrionale du Cameroun, les présidents et rapporteurs des sous-commissions ont exprimé leur inquiétude sur la recrudescence des attaques meurtrières de la secte terroriste Boko Haram, et dont l’un des faits a été l’attaque de la nuit du 9 au 10 juin 2019 contre le poste de Darak qui a causé la mort de 17 éléments des forces de défense et de sécurité. « Face à ce drame, les membres de la Commission, après avoir présenté leurs condoléances aux familles endeuillées », ont émis le vœu « de voir le dispositif sécuritaire être renforcé sur le terrain ». Dans le même registre, ils ont exprimé leur préoccupation face à l’extrémisme « qui continue à faire des victimes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en dépit de l’annonce par le Premier ministre, chef du gouvernement, de la disponibilité du chef de l’Etat à organiser un dialogue pour que la paix soit restaurée dans ces parties du pays ». Face à « la détérioration de la cohésion sociale au Cameroun sur fond d’incitation à la haine ethnique et à la violence intertribale », les membres de la Commission « invitent les partis politiques et les médias à faire preuve davantage de responsabilité dans leurs actions ».
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category