BEAC : un nouveau directeur national

Blaise Eugène Nsom a été porté à la tête de la représentation pays de la Banque des Etats de l’Afrique par le gouverneur, le 8 juillet dernier.

C’est désormais Blaise Eugène Nsom qui est le directeur national de la Banque des Etats d’Afrique centrale (Béac). L’acte de nomination a été signé le 8 juillet dernier par Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Béac, à la suite du conseil d’administration de l’institution financière tenue cinq jours plus tôt à Douala. Cette décision vient donc mettre fin aux spéculations qui avaient cours depuis fin mai dernier quant au nouvel occupant de ce poste, en remplacement de Jean-Marie Benoît Mani, directeur national depuis avril 2008.
Blaise Eugène Nsom, qui prendra officiellement fonction le 1er août prochain, n’est pas un étranger dans la maison BÉAC. L’administrateur civil principal sorti de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) en 1997, titulaire d’un DEA en monnaie et financement, a pris fonction au siège de la Banque centrale en 2014, comme directeur central en charge des systèmes et moyens de paiement. Il a ensuite occupé plusieurs autres postes de directeur central, notamment en charge des investissements, du patrimoine et de la gestion ; des études et de la stabilité financière. C’est alors qu’il s’occupait de l’audit interne à la Béac centrale qu’il a été promu au poste de directeur national de la Banque pour le Cameroun. 
Avant d’entrer dans le système de la Béac, M. Nsom a occupé de hautes fonctions dans diverses administrations de la République, parmi lesquelles, celle de directeur général du Trésor, de la Coopération financières et monétaire au ministère des Finances, entre 2005 et 2008. On n’oublie pas ses passages au Cabinet civil de la présidence de la République, dans les services du Premier ministre ou encore au ministère de la Santé publique. 
A la direction nationale de la Béac, Blaise Eugène Nsom devra travailler à donner véritablement corps à deux projets novateurs lancés il y a peu.  Il s’agit de l’exploitation du Répertoire national de sûretés mobilières (Rnsm), grâce auquel les biens meubles tels que les véhicules, les bijoux, les brevets d’invention, les animaux, etc. ayant une valeur certaine sont désormais acceptés en garantie de crédit bancaire, à côté des titres fonciers et autres immeubles. Il y a également la Centrale des risques des établissements de microfinance (Cremf). Cette base de données qui enregistre les informations sur les engagements de la clientèle des banques, des établissements financiers et de microfinance, et dont l’objectif est d’améliorer la qualité des informations financières sur les emprunteurs. 
 

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