Politique

Chefferies traditionnelles du Septentrion: la percée des femmes

Les lamidats de Demsa, Guider et Rey Bouba sont les premiers à ouvrir les arcanes du pouvoir traditionnel aux femmes

Plusieurs d’entre elles sont sorties de l’arrière-plan pour être en vue. Les femmes dans le Septentrion ne sont plus seulement ces petites voix qui perçaient les rideaux dans les concessions, confinées aux tâches ménagères. A la faveur des réformes impulsées par dans les lamidats et sultanats, les femmes sont de plus en plus impliquées dans la gestion des communautés. On en dénombre 123 qui occupent le rang de notable dans neuf chefferies traditionnelles, notamment les lamibé de Banyo, de Demsa, de Mokolo, de Guider, de Djérem, de Ngaoundéré, de Tignère, ainsi que les sultans de Kousseri et de Logone- Birni.

Cette ouverture est du reste le fruit du plaidoyer des organisations de la société civile, avec le soutien du gouvernement et des partenaires internationaux. Les chefs traditionnels ont pris conscience de la nécessité d’adapter le fonctionnement de leurs entités à la modernité. Ainsi, les femmes sont impliquées dans les affaires publiques avec « prudence et clairvoyance », dans le respect de leur statut. Par ailleurs, elles contribuent de manière significative à la promotion du développement local, à l’éducation et à la formation de la jeune fille et à l’animation de la vie commentaire. Quel est état des lieux dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord ? Comment les pouvoirs publics apprécient- ils cette avancée ? CT lève un pan de voile sur les questions

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