Ecole internationale de guerre : 62 officiers supérieurs outillés

La cérémonie de fin de formation co-présidée hier au sein de l’institution à Yaoundé par le secrétaire d’Etat auprès du Mindef, Galax Etoga, et l’ambassadeur de France, Gilles Thibault.

Désormais, ils détiennent les clés de la stratégie de guerre, du management et de l’anticipation, mais surtout des approches de contre-insurrection et de contre-terrorisme. Tout un programme pour soixante-deux officiers supérieurs. Venant de trois continents et de 24 pays, ils sont arrivés au terme de leur formation au sein de l’Ecole supérieure internationale de guerre (Esig) de Yaoundé. Après onze mois de formation, ils ont reçu leurs parchemins au cours d’une cérémonie co-présidée hier par Galax Etoga, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé de la gendarmerie nationale, ainsi que de Gilles Thibault, ambassadeur de France au Cameroun.
A l’esplanade de l’établissement situé au quartier Simbock, les 62 lauréats ont procédé à la dernière levée simultanée des couleurs des 24 drapeaux, sous le refrain de l’hymne national du Cameroun. Symbole de la fraternité entre tous ces pays et de l’ouverture du pays hôte. Pour la formation entamée le 3 septembre 2018, ils ont suivi des enseignements généraux et opérationnels et ont été dispatchés en groupes de planification opérationnelle. Fleuron de l’élite militaire, l’Ecole de guerre a permis d’inculquer à ces apprenants des ingrédients pour le commandement de haut niveau. « Vous serez désormais jugés à l’aune de vos responsabilités. Faites preuve de rigueur de pragmatisme, d’humilité, d’esprit d’équipe », a recommandé Galax Etoga.
La 14e promotion qui sort de l’Ecole de guerre est ainsi constituée de ressortissants du Cameroun, du Congo Brazzaville, de RDC, de Côte d’Ivoire, de Guinée Conakry, du Gabon, du Niger, du Nigeria, de RCA, de l’Île Maurice, du Tchad, de France, du Burkina Faso, du Sénégal, de Guinée équatoriale, du Bénin, de Mauritanie, du Maroc, du Mali et des USA. Le major de la promotion, le lieutenant-colonel Pelene François, est issu du Bataillon d’intervention rapide (BIR). Tous sont désormais nantis d’un brevet de l’enseignement militaire supérieur du second degré et un Master 2 en défense, stratégie, sécurité et gestion des conflits et des catastrophes. Aux lauréats, le général de division Esaïe Ngambou, commandant de l’Esig, a prescrit d’être de dignes ambassadeurs des valeurs prônées dans cet établissement. L’établissement créé en janvier 2007 devrait accueillir sa quinzième cuvée dès le 2 septembre prochain.
 

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