Société de transports et équipements collectifs de Yaoundé : la grève est suspendue

L’arrêt de travail le 15 juillet dernier par les employés mécontents de leurs conditions de travail, est levé. Le service minimum est assuré.

Hier, au siège de la Société de transports et équipements collectifs de Yaoundé (Stecy SA), au lieudit « Bata Nlongkak » à Yaoundé, il n’y avait pas âme qui vive. Seuls des vieux bus sont repérables au loin. La réponse brève et sèche de l’unique employée rencontrée au portail, pas pressé et visage renfrogné, indique qu’il y a de l’électricité dans l’air. A la guérite où il nous a fallu montrer patte blanche, la courtoisie n’est pas non plus la chose la mieux partagée. Sur le mur, est affiché un communiqué de presse signé du directeur général de l’entreprise, Célestin Herman Tsambou, indiquant globalement que suite à une concertation avec les délégués du personnel, la Stecy assurera un service minimum. Ainsi, « cinq lignes seront desservies jusqu’à ce que la situation soit totalement stabilisée. » Il s’agit des lignes 1 (Ebang-Messa) ; 2 (Soa-Ngoa-Ekellé) ; 6 (Nkoabang-Messa) ; 12 (Camtel-Leboudi) et 5 (Acropole-Odza Borne 12), peut-on lire. La grève des employés est donc suspendue.
Selon le chef du département marketing, communication et relations publiques, Jean-Marie Mbega, trouvé en pleine concertation avec ses proches collaborateurs, un mot d’ordre de grève avait été exécuté par le personnel de la société, le lundi 15 juillet dernier. Celui-ci est consécutif aux revendications liées à l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. « On espère que tout rentrera bientôt dans l’ordre. C’est tout ce que je peux vous dire pour l’instant », lance-t-il. Le personnel de la société de transport se plaint régulièrement des conditions de travail et du mauvais traitement salarial : salaires irréguliers, non-paiement de primes et autres indemnités, matériel roulant régulièrement en panne, etc. Les délégués du personnel retrouvés à l’inspection régionale du travail pour le Centre sont plus exhaustifs. « Nos droits sont bafoués. Aussi, réclamons-nous plusieurs mois de salaires. Certains d’entre nous avons plus d’un an d’impayés. Nous voulons également que nos conditions de travail changent. Car nous travaillons de 5h à 21h sans pause ni repas et le matériel de travail ne suit toujours pas. Pourtant, tout ceci est prévu par le règlement intérieur. Ce service minimum sera assuré en attendant le dénouement de la situation qui, lui-même, dépend du respect par la hiérarchie des échéanciers convenus », expliquent-ils.
 

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