Primes, l’incompréhensible recommencement

Difficile d’expliquer pourquoi le décret du 26 septembre 2014 portant organisation et fonctionnement des sélections nationales de football rencontre tant de résistances.

La polémique liée aux revendications des primes par les Lions indomptables à quelques heures du début de la CAN 2019 est encore fraîche dans les esprits. Et pour cause, on pensait révolue cette image de joueurs posant des exigences au moment où ils doivent se concentrer sur une compétition. Pourtant, le décret portant organisation et fonctionnement des sélections nationales, signé du chef de l’Etat en septembre 2014, est clair sur la question. L’article 14, alinéa 1, stipule que « le montant des primes de présence et des primes olympiques est arrêté par décision du président de la Fecafoot après concertation avec le ministre en charge des sports ».
A l’alinéa 2, il est précisé que « le montant des primes des matches officiels et amicaux ainsi que des primes de qualification à l’occasion des compétitions officielles est arrêté par décision du président de la Fecafoot en concertation avec le ministre en charge des sports - trois mois avant le début d’une phase finale d’une Coupe d'Afrique des Nations ou d’une participation aux Jeux Olympiques (…) ». En clair, les joueurs devaient être informés de ce qu’ils toucheraient depuis mars 2019. Même s’il est précisé à l’alinéa 4 qu’« une prime d’égale valeur est servie à tous les joueurs et ne peut faire l’objet d’aucune négociation, ni d’aucun recours ». 
Tout est clair donc si on s’en tient à ce texte qui rétrocédait notamment la gestion administrative, technique et sportive à la Fecafoot. On comprend donc difficilement que la question des primes continue de créer des tensions. Avec les conséquences que l’on sait non seulement sur de l’équipe mais aussi sur l’image du pays.
 

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