Commerce intracommunautaire : la Cemac plaide pour le Made in Africa

Recommandation faite hier par Michel Niama, membre de la commission au cours d’une audience à lui accordée par le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana à Yaoundé.

C’est avec une pointe d’inquiétude que Michel Niama, commissaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) s’adressait à son hôte, le ministre du Commerce (Mincommerce), hier à Yaoundé. A la tête d’une mission circulaire de la Cemac, le responsable a émis des réserves en ce qui concerne la capacité de la sous–région à répondre présent au rendez-vous de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zllecaf), entrée récemment en vigueur. Une préoccupation qui se justifie par une baisse considérable du niveau des échanges intra-communautaires. D’où la rencontre avec le Mincommerce du Cameroun. De manière concrète, la mission de la Cemac a pour but de renforcer le commerce intra-communautaire dans la zone et d’évaluer les modalités et les difficultés de fonctionnement du comité national d’agrément des produits industriels originaires de la Cemac.
Concernant le premier sujet, le niveau des échanges est, selon des informations recueillies au Mincommerce, estimé à moins de 3,5% dans la sous-région. Seul le Cameroun a pu tenir la dragée haute, en mettant en place son Comité d’origine qui se réunit régulièrement depuis 11 ans et a permis d’agréer 35 entreprises pour près de 322 produits. Cependant, « il est plus qu’important que les Etats-membres redynamisent les échanges commerciaux, face aux défis que sont la mise en œuvre de la Zlecaf et la crise des devises », a plaidé Michel Niama. Pour lui, il est inadmissible que certains pays de la Cemac soient de gros importateurs de viande bovine, par exemple, alors que leurs pairs en produisent en abondance.
C’est dans ce sens que la Cemac a continué à travailler avec des Etats afin d’améliorer le niveau des échanges. « Nous sommes descendus au niveau des chambres de commerce entre autres, pour leur dire qu’elles appartiennent à un vaste territoire douanier où les marchandises et les personnes doivent circuler librement, suivant certains mécanismes. Lesquels doivent permettre à chaque pays de disposer également d’un Comité national d’origine », déclare Michel Niama. Le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana a rassuré quant à la tenue prochaine d’une autre cession du Comité d’origine, en prélude au Comité régional d’origine en préparation. « Il aura sur la table les produits des six Etats de la Cemac », a expliqué le commissaire de la Cemac. 
 

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