Situation sécuritaire dans le Centre : vigilance accrue

Prescription du président de la République répercutée hier aux autorités administratives de la région au cours d’une réunion présidée par le ministre de l’Administration territoriale.

Le ministre de l’Administration territoriale a présidé hier une réunion de sécurité à Yaoundé. Rencontre inédite pour au moins trois raisons. Paul Atanga Nji est venu répercuter les prescriptions du président de la République aux autorités administratives de la région. Autour de la table, Naséri Paul Béa, le gouverneur, les préfets des dix départements de la région, les sous-préfets des sept arrondissements du Mfoundi et des responsables des services de défense et de sécurité. Un sujet au menu des discussions: la sécurité dans la région. Aux dernières nouvelles, le Centre est calme et sous contrôle. Mais il en faut plus.
Le Minat a ainsi invité ces responsables à  « anticiper sur toutes les menaces susceptibles de perturber l’ordre public ». Cette instruction survient dans un contexte marqué notamment par les événements du 22 juillet dernier à la prison centrale de Yaoundé Kondengui. « Les directives du président de la République consistent à relever le niveau de vigilance et renforcer la recherche du renseignement prévisionnel », a-t-il dit. A cet effet, Paul Atanga Nji recommande d’activer tous les réseaux permettant d’être au parfum de tout projet de déstabilisation. « Aucune activité insurrectionnelle ne doit prospérer ni à Yaoundé, ni ailleurs », a-t-il insisté. Tous doivent ainsi remonter les informations auprès de leur hiérarchie. Une synergie qui permettra de prendre des décisions adéquates.
Autre aspect relevé, la vigilance quant aux velléités de revendication de certains partis politiques. « Le processus électoral est clos et le président Paul Biya a remporté la présidentielle tel que proclamé par le Conseil constitutionnel. Il est hors de question qu’un parti politique organise aujourd’hui une manifestation sous ce prétexte », a martelé Paul Atanga Nji. A cet effet, le Minat a rappelé que le régime d’exception a été levé depuis 1990 « sur décision personnelle du chef de l’Etat », dans une volonté d’avoir un Etat libre et démocratique. Enfin, une prescription particulière a été donnée pour la vigilance dans les transports en commun. Notamment l’activité de certains conducteurs de taxi et de moto-taxi, où les agressions se multiplient et que des « bandits de grand chemin » auraient déjà infiltrée. S’agissant des activités de la police municipale, les autorités administratives doivent veiller à leur encadrement scrupuleux.
 

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