Comptoir : la beauté aux ingrédients du terroir

Shampoing, crème, huiles, lotion, masque, savon et poudre entrent dans la gamme des cosmétiques pour corps et cheveux proposés par nos artisans.

Ils sont près d’une trentaine d’artisans plus ou moins connus à confectionner des produits de beauté à base de matières premières du terroir, mieux adaptées aux peaux et cheveux des Camerounais. Il s’agit des produits naturels tels que les huiles et de la glycérine. Ils sont faits à base de beurre et d’huiles végétales. Il y a également des gommages et masques pour visage et corps à base de beurre de karité et poudre de cacao. De l’huile de coco pressée à froid confectionnée avec de la noix de coco mûre, comme le fait Kwajika Nyumbof, promotrice de cette gamme. Sylvie Notche, fabricante, active dans ce secteur avec sa marque Kinky fabrique une série de produits hydratants pour cheveux naturels. L’on y trouve du shampoing, démêlant, masque et crème. D’après elle, la majorité des composants sont d’origine naturelle. Elle avoue tout de même qu’elle y ajoute quelques intrants chimiques de très faible quantité. Après avoir étudié la cosmétologie à Tshwane University of Pretoria en Afrique du Sud, elle importe au départ des produits pour cheveux. Mais le trafic maritime entre Pretoria et Douala s’étant avéré long, complexe et coûteux, elle décide de mettre au point avec son expérience des produits finis avec les ingrédients du terroir et ils sont plutôt appréciés. 
Catherine Foletia Lekeya s’est aussi spécialisée dans la transformation de la matière première locale à 100 %, pour la beauté du corps et du cheveu. Elle propose une lotion, du savon, des huiles. Des produits à base de carottes, plantain, Neem, noix de coco, citron et orange. « J’ai des clients dans plusieurs villes du Cameroun, au Nigéria et même en Italie », précise-t-elle. Selon Anne Eloundou, qui fait dans le même domaine, les clients sont  souvent sceptiques quant à la qualité des produits de beauté made in Cameroon, mais après de bons résultats, ils sont finalement satisfaits à 100%. 
Pour  ce qui est de la commercialisation de ces cosmétiques, certaines promotrices ont réussi à imposer leurs marques dans des supermarchés de la ville de Douala et de Yaoundé. Les pharmacies, salons et instituts de beauté sont également d’autres points de vente où ces produits sont exposés. D’autres par contre, les livrent encore dans des domiciles et bureaux en attendant de trouver des distributeurs dans les grandes surfaces. Concernant les difficultés rencontrées, il y a d’abord la marge bénéficiaire qui, selon les fabricantes est infime. Pour y faire face, certaines misent sur la communication, la distribution et le marketing. L’autre difficulté réside dans la disponibilité de la matière première, « pas du tout évident ». Autre souci, le packaging et surtout le financement. S’agissant de l’appréciation qu’on fait de ces produits, il en ressort qu’ils sont de plus en plus prisés par les clientes, déjà parce qu’ils sont naturels, sans effets secondaires et sont conçus spécialement pour la femme noire. De plus, ils sont à la portée de toutes les bourses contrairement à ceux importés. 
 

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