Cameroon Insider : une longue nuit en « salle de travail »

Le nouveau bihebdomadaire anglais d’informations générales, est sorti des fonds baptismaux aux premières heures de jeudi dernier, après un long parcours. Evocation.

23h44 minutes, mercredi 24 juillet. L’émotion est à son paroxysme. Comme un ouf de soulagement, les premiers exemplaires de « Cameroon Insider » jaillissent du bout du long couloir de la Comet KBA, l’atelier d’impression de la Société de presse et d’Editions du Cameroun (Sopecam).  Six bras : ceux des techniciens de ce pool de production sont là pour accueillir ce nouveau bébé. Le nouveau bihebdomadaire de 16 pages d’informations générales, totalement en anglais, est scruté au détail près, une page après l’autre. Sous la supervision de Simon-Pierre Angoula, directeur des systèmes d’informations. Soudain, les visages se crispent : le résultat escompté n’est pas atteint. Tous se retournent vers le chef d’atelier et ses deux collaborateurs, logés dans une cabine vitrée. « La qualité de ce premier jet de 272 exemplaires à quelques soucis. Il y a encore de petits réglages à faire sur les couleurs et le dosage des encres », explique Charles Manyaka, journal en main. Aussi, manipule-t-il le large tableau aux boutons multicolores commandé par un mini-ordinateur de bord. 
Puis, une nouvelle impression est enclenchée. Comme s’ils s’étaient passé le mot, ils hochent la tête, validant la qualité du produit sortant une nouvelle fois de la rotative. « C’est bon !», assurent-ils, le pouce levé. Le tirage peut être lancé. A la chaîne, trois techniciens recueillent le journal, deux autres le rangent en paquets de 500 exemplaires. Deux autres encore, ficelles en mains, finalisent le paquetage. Au bout d’une quinzaine de minutes, les 2000 exemplaires tirés sont empaquetés. Pour Simon-Pierre Angoula, « ce nouveau produit est une nouvelle fenêtre pour l’entreprise. Il vient diversifier l’offre en matière d’informations et ouvre de belles opportunités, surtout dans la diaspora ». 
Le circuit de réalisation de « Cameroon Insider » est comparable à la douleur de l’enfantement. Entre la salle de rédaction où les différents sujets sont discutés, validés et rédigés, la production assistée par ordinateur (Pao), lieu du montage et l’atelier de prépresse, le chemin est long. Tout aussi long que les couloirs qui séparent géographiquement l’un et l’autre espace. La salle d’impression est le dernier maillon de la longue chaîne de production de ce nouvel outil de communication à qui les souhaits de longévité sont adressés.
 

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