Emergence à l’horizon 2035 : la contribution du secteur privé

Des propositions formulées ou réitérées à Douala hier, 29 juillet, à l’occasion de consultations engagées par le Minepat.

« Comment faire du secteur privé le moteur principal de la croissance et de la transformation structurelle de l’économie camerounaise. » C’est sous ce thème que se sont tenues à Douala hier, 29 juillet, des consultations participatives au titre des travaux de planification de la seconde phase de la Vision 2035, l’aspect étant mis sur le volet « Secteurs productifs ». Autour du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, et du ministre délégué Paul Tasong, de nombreux chefs d’entreprises, opérateurs économiques, le président de la Chambre de Commerce, celui du Gicam, etc.
Formellement, il était question d’assurer une forte implication des acteurs du secteur productif dans le processus d’élaboration et de mise en œuvre de la planification du développement post-DSCE. Au Minepat, on rappelle que la deuxième phase d’implémentation de la Vision qui débute en 2020 aura pour but de permettre au Cameroun le niveau de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Une ambition qui exige d’accélérer et de conforter le rythme de croissance économique, en mettant l’accent sur les atouts immédiats (agriculture, extraction minière, etc.) pour s’engager vers une densification de l’industrialisation. « Les enjeux sont connus, et les défis cruciaux qui leur sont liés demeurent à relever », a indiqué le président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat. Christophe Eken, qui représentait le secteur privé en l’occurrence, a rappelé des propositions d’actions « essentielles, pour ne pas dire incontournables » à mettre en œuvre en vue de faire du secteur privé le principal moteur de la croissance et de la transformation structurelle de l’économie camerounaise. Une dizaine de domaines en tout sont concernés.
D’abord le numérique, dont l’infrastructure doit être développée d’urgence. Parmi les priorités retenues, la pose d’environ 10.000 km de fibre optique pour accroître l’accessibilité aux réseaux. Puis l’agriculture. Le privé appelle à une « politique agricole révolutionnaire ». En outre, « plusieurs autres secteurs d’activité se développent automatiquement autour de l’agriculture : transport, formation, finances, santé, logement, industries de transformation…», a relevé Christophe Eken.
Autres leviers sur lesquels agir : le régime foncier et les droits de propriété ; l’énergie durable et les secteurs « verts » ; l’eau et l’assainissement ; l’éducation et la formation ; la santé ; l’infrastructure de communication ; l’infrastructure financière. Alamine Ousmane Mey a déclaré que le gouvernement souhaitait voir émerger des champions nationaux, créateurs de richesses et pourvoyeurs d’emplois. Mais la volonté première, « est d’associer toutes les composantes socio-économiques susceptibles de participer à l’élaboration de ce vaste programme de développement pour conduire le Cameroun à son émergence à l’horizon 2035 », a précisé le Minepat.
 

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