Lutte contre la contrefaçon : de faux détergents saisis

C’est dans un domicile au quartier Mimboman à Yaoundé que l’ « usine » de fabrication de ce produit a été dévoilée le 25 juillet dernier par le Mincommerce.

Des dizaines de sacs en plastique entassés et bourrés sachets de détergents de 50 grammes au sol. Juste à côté de ces produits contrefaits, des tas de fûts noircis par la fumée sont posés sur des foyers. Au milieu de ce capharnaüm et sur le sol, des mottes d’une poudre de couleur jaune, quatre machines industrielles, des bidons remplis d’eau, du linge éparpillé dans tous les coins, des fioles de toutes sortes... Avec en plus, une odeur caustique et suffocante émanant de ces contenants. 
C’est dans ce décor que l’objet du délit a été découvert dans l’après-midi du 25 juillet dernier par le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana. Le local sombre situé dans un domicile au quartier Mimboman à Yaoundé, officiait comme d’usine pour la fabrication de savons en poudre contrefaits. Sur l’emballage, servait le produit contrefait est multi usages, car il sert pour la lessive et la vaisselle mais en plus on peut l’utiliser pour le bain, le brossage des dents, le nettoyage des oreilles et l’appliquer comme baume sur des blessures. Et ce n’est pas tout, c’est également un anti-moustique, un « médicament » qui, mélangé à de l’eau traiterait des maux de ventre et peut servir pour la purge et même en cas de grippe sévère. Pour ce qui est de sa composition, le produit d’après le propriétaire de l’ « usine », Carolin Feudjio qui se dit par ailleurs chimiste, est briqué avec de l’huile de palme, l’huile de palmiste, de la soude caustique et du bicarbonate. Le produit commercialisé sous le couvert d’une marque connue est proposé dans les quartiers de Yaoundé et les villages environnants, à 50 F la pièce.
Le faussaire qui ne semble pas mesurer la dangerosité de son activité explique que ses commerciaux font du porte-à-porte. Il dit s’être constitué une clientèle qui apprécie son produit. Sans emploi depuis longtemps, il dit juste se débrouiller. « C’est la fabrication du savon d’une manière artisanale et informelle», se défend Carolin Feudjio. Répondant aux questions de Luc Magloire Mbarga Atangana, Carolin Feudjio a aussi indiqué que ses employés étaient des membres de sa famille. Les équipements proviendraient de la Chine et les emballages du Nigeria. Le Mincommerce lui a signifié l’enclenchement d’une procédure de contrôle et administrative à son encontre avec comme motifs : l’utilisation de machines de contrebande et d’activité criminelle non déclarée. Pour un début, le local a été classé dans la catégorie d’établissement dangereux. Les pièces identités du faussaire ont été  saisies et le local scellé en attendant les poursuites judiciaires. 
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category