Intempéries à Zoetele : plus d’une centaine d’habitations démolies

La tornade du vendredi 19 juillet dernier, a semé désarroi et désolation en laissant plusieurs familles sans abris au village Mfouladja.

Plus d’une centaine de toitures arrachées et déportées, une cinquantaine de pans de maisons éventrées, des cases entièrement applaties, des arbres arrachés… Sur une distance de près de cinq kilomètres, des familles se sont retrouvées dans la précarité et d’autres carrément sans abri Situé le long de la route Mbalmayo-Sangmélima, les villages Nkondobilong, Mengbwa Nsimi, Meyiboto, Nkout, etc. localité de Mfouladja, dans l’arrondissement de Zoétélé, région du Sud présentent un visage délabré et triste. Les populations sont sans voix. 
Ce climat de deuil et cette désolation ont été causés par la tornade qui a soufflé vendredi 19 juillet dernier dans cette localité. « Tout a commencé par une petite pluie, puis un vent violent a suivi. Il y a ensuite eu coupure d’électricité. Des cris, des pleurs sortaient de tout le village. De grands bruits aussi et des gens qui sortaient de leurs cases », explique un habitant. Veuve Marie-Laure Ebanga a perdu le toit de sa maison, celle-ci s’est retrouvée par terre, des mètres plus loin. Elle et le reste de sa maisonnée se retrouvent désormais dans un logis de fortune. « Mes trois petits enfants et moi-même, y compris le reste des effets, sommes repliés dans l’unique chambre que contient ma cuisine. C’est vraiment difficile », avoue-t-elle. La situation est presque identique pour Clotaire Ebanga. Il a, lui aussi, perdu le toit de sa maison. N’ayant pas d’autres alternatives, il se retrouve, avec femme et enfants à squatter l’unique pièce de sa mère.
Actuellement internée à l’Hôpital de référence de Sangmélima, Marie Nkoolo’o a eu la vie sauve grâce aux voisins, eux-mêmes aux abois. Elle s’est retrouvée sous sa case en poto-poto. Après avoir mis ses petits-enfants à l’abri, elle n’a pas eu le temps d’échapper à son affaissement. « J’ai senti la maison trembler. J’ai eu le reflexe de mettre mes petits-enfants sous le lit. Mais moi-même, je n’ai pas pu sortir de la maison », raconte-t-elle. 
 

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