« Le dépistage est une priorité de notre combat »

Le secrétaire exécutif de Synergies africaines contre le sida et les souffrances, Jean Stéphane Biatcha.

Monsieur le Secrétaire Exécutif, la campagne « Vacances sans Sida » démarre. Quelle est la particularité de cette 17e édition ?
Avant de répondre à votre question, je tiens d’abord à remercier Cameroon Tribune pour tout l’intérêt qu’il porte à l’œuvre humanitaire de la Première dame de notre pays, Son Excellence Madame Chantal Biya. Vous savez que « Vacances sans sida » est un des fleurons de l’œuvre de Madame Biya dans la lutte contre le Sida. Fleuron parce que cette opération créée en 2003 intéresse principalement les jeunes, les cibles à risque. Cette année, comme pour les deux précédentes éditions, le thème « Génération « Android », cliquons sur le dépistage du VIH » a été reconduit. C’est là la particularité de l’édition 2019 de « Vacances sans sida » car ce thème est toujours d’actualité. Il est nécessaire d’insister sur l’utilisation des différentes plateformes numériques pour amener les jeunes à se sensibiliser entre eux. C’est la pair éducation. 
17 ans de lutte contre le sida avec les jeunes. Avez-vous le sentiment que le message passe, que les jeunes font attention ?
Absolument. Je suis persuadé que les différents messages parviennent à leurs destinataires. Autrement nous n’en serions pas là. Les progrès enregistrés, tout au moins pour le cas du Cameroun, montrent clairement que les différents messages sont porteurs de résultats. De même, les retours que nous avons des pairs éducateurs sur le terrain l’attestent. Les jeunes sont davantage réceptifs aux messages de sensibilisation. Aujourd’hui le sida n’est plus un tabou. Tout le monde accepte d’en parler. Les jeunes acceptent d’en parler et c’est la raison de l’affluence et la chaleur que vous observez lors de la campagne « Vacances sans sida ». De nombreux jeunes sont volontaires pour s’y impliquer.
Pourquoi cette insistance sur le dépistage ?
Le dépistage demeure d’actualité. C’est un axe majeur de la lutte contre le sida. Le premier 90 de l’objectif 90-90-90 fixé par la communauté internationale pour 2020 porte là-dessus. 90% des personnes séropositives doivent connaître leur statut sérologique. Cela permet à la personne qui le sait de se protéger. Il se met alors sous traitement et évite par conséquent la propagation du virus. C’est important de connaître son statut sérologique : on ne le dira jamais assez. Le début de la solution dans la lutte contre le sida passe d’abord par la connaissance de son statut. C’est le point de départ. C’est une des priorités de notre combat. Pour se faire, les tests sont disponibles et le dépistage est volontaire et gratuit.
A cheminer 17 ans aux côtés des jeunes dans la lutte contre cette terrible pandémie, qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?
Croyez-moi, d’abord sur le plan personnel, c’est le rajeunissement constant que cela m’apporte. Ensuite, pour être plus sérieux, je dirais que l’enthousiasme que ces jeunes gens continuent de manifester pour cette priorité de l’œuvre de Son Excellence Madame Chantal BIYA dans la lutte contre le sida me marque particulièrement. 17 années de cheminement ensemble avec la jeunesse. 17 années de solidarité et d’engagement partagé.

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