Violences dans le centre du Mali : Des groupes armés signent un cessez-le-feu

Lundi, 5 août 2019 les combattants peuls et dogons ont décidé de déposer les armes.

Après plusieurs mois d’affrontements sanglants, une dizaine de groupes armés peuls et de chasseurs dogons sont revenus à de meilleurs sentiments. Sous le regard du Premier ministre, Boubou Cissé qui effectuait une visite dans les régions de Mopti et de Ségou, ils ont pris l’engagement de mettre fin aux combats qui les opposent en signant lundi un accord dit de « cessation des hostilités ». Par cet accord, les combattants « s’engagent à cesser immédiatement et définitivement les hostilités, à tout mettre en oeuvre pour favoriser la libre circulation des personnes, des biens et des agences humanitaires », indique le texte. Ces derniers se sont aussi engagés à démasquer et à dénoncer auprès des autorités les terroristes. Le Premier ministre malien qui a encouragé peuls et dogons à oeuvrer pour la paix, les a surtout exhortés respecter leur engagement. « Il faut que nos actes traduisent notre volonté. Si nous voulons la paix, nos actes doivent le montrer », a souhaité Boubou Cissé.

L’accord de cessez-le-feu conclu lundi 5 août 2019, est cessé de mettre un terme à des violences intercommunautaires qui ont coûté la vie à des dizaines personnes dans le centre du Mali. Le 23 mars dernier, près de 160 peuls étaient tués par de présumés chasseurs dogons à Ogassagou, localité située non loin de la frontière avec le Burkina Faso. En face, le 3 juin dernier, une attaque perpétrée à Sobane Da, un village dogon, se soldait par la mort d’au moins de 35 personnes. De même, le 30 juin suivant, Bidi, Sankoro et Saran, trois autres villages situés dans la même région, étaient la cible d’hommes armés qui tuaient alors 23 autres personnes. L’engagement pris lundi 5 août par les combattants des deux communautés apparaît donc comme un soulagement pour les populations de cette partie du pays. Lesquelles vivaient au quotidien la peur au ventre à l’idée d’être surprises à tout moment par des hommes armés. D’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), les régions de Ségou et de Mopti regroupent le plus grand nombre de populations déplacées. Selon les statistiques, au mois de mai dernier, ce nombre avoisinait 70 000.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category