La thérapie technologique

L’apparition de la VAR est la deuxième réponse technologique apportée par la FIFA pour un football juste et honnêt

Lors de la coupe du monde 1998, on se souvient du troisième match du Cameroun dans le groupe B face au Chili. Une rencontre qui s’est achevée sur le score d’un but partout mais qui avait défrayé la chronique du fait de l’arbitrage du Hongrois Laszlo Vagner. Pour des positions de hors-jeu (polémiques), l’homme en noir va refuser deux buts inscrits par François Omam Biyik. De pareilles situations d’injustice sont légion dans le football au même titre que des fautes non sanctionnées dans la surface de réparation, des pénaltys évidents non sifflés ou encore des situations offensives ayant bénéficié d’un coup de pouce manuel. Pour éviter d’autres mains de « Dieu », la Fédération internationale de football association (FIFA) a exploré diverses voies. Des pistes conduisant toutes à la nécessité d’une contribution extérieure à l’arbitrage. Malgré les échos dissonants portant sur
les craintes d’altération de l’essence du jeu (incluant les erreurs humaines liées à l’arbitrage) portés notamment par Michel Platini qui a tout fait pour ralentir son usage durant son passage à l’UEFA, la FIFA va prendre l’option technologique à travers la vidéo. Ainsi pour lutter contre le phénomène des buts fantômes, la FIFA à travers l’International Football Board Association va approuver en 2012 la Goal Line Technologie (la technologie sur la ligne de but). Le procédé permet de vérifier si le ballon a véritablement franchi la ligne de but. Une première approche technologique satisfaisante durant le Mondial 2014 au Brésil qui va conduire deux ans plus tard aux premières expérimentations de la Video Assistant Referee (VAR). Une phase pilote qui va se déroule dans plusieurs pays candidats durant plus d’un an et demi. Et en mars 2018, L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) faisait officiellement son entrée dans les règles du jeu.  « Les résultats de toutes ces expériences ont été concluants. Nous en sommes arrivés à la conclusion que la VAR était bonne pour le football, bonne pour l’arbitrage, et apportait plus de justice au football », déclarait Gianni Infantino, le président de la FIFA.

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