Var : à l’épreuve du terrain

Malgré les contestations toujours nombreuses, son usage entre dans les habitudes du monde footballistique.

L’entrée en scène de cette technologie devait résoudre tous les problèmes qui se posent fréquemment au cours d’un match de football. A l’épreuve des faits, les critiques sont encore plus nombreuses. Un peu comme si, son introduction n’a fait qu’aggraver les choses. Les plus récentes contestations se sont déroulées lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations en Egypte, avec des arbitres revenus sur leurs décisions après visionnage de la VAR. Avant cela, il y a eu une situation invraisemblable, avec la VAR qui ne marchait pas en Tunisie lors de la finale retour de la Ligue africaine des champions et qui avait été à l’origine de l’interruption de la rencontre pendant un bon moment, puis de son arrêt définitif, les Marocains du Wydad de Casablanca ayant refusé de continuer le match. Il y a également eu des contestations lors de la Coupe du monde de football féminine en France. On se souvient encore du but non validé de Nchout Njoya Ajara lors des huitièmes de finale contre l’Angleterre.

Au départ, il est question que la VAR intervienne dans quatre situations : un but (validé ou non), un penalty (sifflé ou non), un carton rouge direct (infligé ou non) et pour vérifier l’identité d’un joueur sanctionné. Depuis quelque temps, on a l’impression qu’elle est sollicitée à tout moment. Un peu comme un caprice. Parmi les conséquences de son application, il y a désormais des temps additionnels de sept voire 10 minutes. En outre, à chaque fois que le central va consulter la vidéo, le jeu est suspendu et la rencontre perd en rythme et en intensité. Pire, on a l’impression que le central exécute les ordres de l’oreillette. Un peu comme s’il n’est pas le maître de la rencontre. Malgré les déçus de la VAR, cette technologie est en train d’entrer dans les usages. Après son essai le 14 décembre 2016, il y a eu la Coupe des Confédérations en 2017 et la Coupe du monde en 2018, tous deux en Russie. Si l’Australie a été précurseur pour son championnat national, ceux d’Italie, d’Allemagne, du Portugal, de Belgique, de France, des Pays-Bas, de Pologne et d’Espagne ont suivi lors de la saison 2017/2018. Cette année, elle a été en vigueur pendant la Ligue des Champions UEFA. On annonce d’ailleurs son implémentation au cours de la saison 2019/2020 en Premier League et au cours de la prochaine édition de l’Euro. Comme quoi, en matière d’arbitrage, les décisions ne feront jamais l’unanimité.

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