Maintenir le cap

Vice-championne d’Afrique, l'équipe nationale de volleyball messieurs a donné quelques frayeurs ces derniers jours en brandissant la menace de boycott du tournoi intercontinental, qualificatif pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020, prévu à partir de ce vendredi à Bari en Italie. Les joueurs n’auraient pas été d’accord avec le montant des primes proposées suite à leurs récentes performances. 
Cette menace de boycott des internationaux de volley-ball était à prendre d’autant plus au sérieux que sa mise en œuvre pouvait avoir des graves conséquences sur l’avenir de cette discipline sur le plan international. Il s’apprend en effet que le Cameroun pouvait s’exposer en pareil cas à de lourdes sanctions suspensives et pécuniaires de la part de la Fédération internationale de volley-ball. Ce qui aurait nuit à l’image du pays avec des retombées catastrophiques sur les équipes nationales dames et messieurs qui dominent actuellement le volley-ball continental. Envisagée un instant, la possibilité de remplacer les joueurs titulaires par des remplaçants n’augurait rien de bon et personne ne partait vraiment gagnant en fin de compte.  
Il s’apprend, heureusement, qu’après moult concertations, les joueurs seraient revenus à des meilleurs sentiments Selon le responsable de la communication de la sélection nationale, après l’arrivée d’une première vague de neuf joueurs en Italie où les entrainements ont déjà commencé,  le reste de l’équipe qui poursuivait sa préparation au Cameroun en vue des Jeux africains prévus du 19 au 31 août 2019 au Maroc fera finalement le déplacement de Bari. 
Tout est bien qui finit bien, pourrait-on dire. Mais cette paix des braves n’occulte en rien le problème de fond : celui du versement des primes aux joueurs des  sélections nationales. Cela touche pratiquement toutes les disciplines sportives, y compris le football qui semble pourtant en avance avec le décret présidentiel de 2014 qui  fixe les délais et les modalités de paiement des primes de qualification, des matchs officiels et amicaux, etc. Dans un contexte où il n’y a « ni sport majeur, ni sport mineur », la transparence dans le règlement des primes  devrait s’appliquer à toutes les équipes chargées de défendre les couleurs nationales. Pour que le volley-ball camerounais poursuive sur sa lancée, il faudrait que son encadrement soit débarrassé de tout amateurisme, sur le double plan sportif et administratif. Au même titre que le gouvernement, voire même plus, les fédérations sportives, chargées de la gestion au quotidien, ont une grande part de responsabilité dans cette professionnalisation du management des équipes nationales.

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