Formations dispensées à l'étranger : 44 faux diplômes détectés

1 518 dossiers étaient en étude au cours des travaux des 92e et 93e sessions de la Commission nationale d’évaluation hier à Yaoundé.

1518 diplômes de 77 institutions étrangères se trouvent en étude depuis jeudi 8 août 2019 sur la table de la Commission nationale d’évaluation des formations dispensées à l’étranger. Les travaux des 92e et 93e sessions ordinaires de cette Commission étaient présidés par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup), Wilfried Nyongbet Gabsa, représentant du ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des Ordres académiques, le Pr. Jacques Fame Ndongo. Ces travaux appelaient à l’ordre du jour l’examen au fond de ces dossiers issus de 30 pays. « Au cours de ces sessions couplées, nous aurons à examiner plus de 1000 dossiers issus de différents pays et continents (…) Pour cet exercice, vos instruments de mesure seront encore l’objectivité, la rigueur et la transparence dans l’appréciation de chaque dossier», a prescrit Wilfried Nyongbet Gabsa.

Pour arriver à cette étape, un travail préalable a été fait par les deux sous-commissions nationales d’équivalences. Celles-ci ont siégé les 30 et 31 juillet dernier. « Nous avons effectué une mission au Tchad et les équipes techniques ont effectué des missions dans les différentes universités d’Etat pour s’enquérir de l’authenticité des différents diplômes », a confié Pr. Yves Emvudu, directeur de la coordination des activités académiques au Minesup. Au terme de ce travail d’authentification des diplômes étrangers, il ressort que huit dossiers ont été rejetés. Motif : les institutions ayant délivré les diplômes en question sont délocalisées et non autorisées par l’Etat, manque de compléments d’informations à fournir et des formations non diplomantes. Outre, ces griefs, 44 diplômes ont été déclarés faux. Soient : 40 Baccalauréat, un Master et trois Brevet d’études du premier cycle (Bepc). « La suite de ce travail réalisé, c’est d’informer le public, la Conac, les institutions universitaires et le grand public national et international que ces différents diplômes sont déclarés faux. Ce sont des diplômes qui n’ont pas été validés par les institutions qui ont eu à les délivrer », a poursuivi le Pr. Yves Emvudu. Il est opportun cependant de rappeler que, pour ces deux sessions, outre la mission d’authentification effectuée au Tchad, l’application informatique de gestion des dossiers d’équivalence se consolide de jour en jour.

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