Journée africaine de la décentralisation : les migrations au cœur du débat

Pour célébrer la 8e édition de cet événement, le ministre Georges Elanga Obam a conduit les échanges d’une table ronde organisée vendredi dernier à l’Enam.

Les migrations sont volontaires ou involontaires. Quelles que soient les formes, elles ont un impact direct sur la vie des communautés leur développement. Comme d’autres pays, le Cameroun en fait l’expérience, avec les réfugiés et les déplacés internes. Dès lors, comment le développement économique local peut-il constituer une solution durable pour ces collectivités locales et régionales face aux migrations forcées ? Réflexion abordée vendredi dernier dans le cadre de la 8e édition de la journée africaine de la décentralisation et du développement local. Les échanges de la table ronde organisée à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) ont été conduits par Georges Elanga Obam, ministre de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel).
La première séquence a porté sur les impacts de l’immigration forcée sur le développement local. De ce point de vue, le maire de la commune de Mbengwi dans le Nord-Ouest qui accueille plusieurs déplacés internes depuis bientôt trois ans, a partagé son expérience. A en croire le maire Béatrice Tebe, « on ne peut pas savoir quels sont précisément leurs profils mais, en tant que commune, il faut les recevoir ». Beaucoup trouvent ainsi refuge au sein des familles, des églises, reçoivent des dons du gouvernement, et sont en quête d’un emploi. Cet accroissement soudain de la population induit de nouvelles charges à prendre en compte pour le développement local. De ce point de vue, il a été rappelé les apports du Feicom et les axes d’intervention du Pndp.
Les échanges ont ensuite porté sur les atouts de la décentralisation dans le processus de développement du Cameroun. Le directeur général du Bureau national de l’état civil, Alexandre Marie Yomo, a rappelé les grandes lignes de la réforme entamée dans le pays. D’abord, l’identification de quelques dysfonctionnements. Préoccupation du public : comment s’assurer de l’identité des personnes déplacées qui sollicitent des actes d’état civil ? Le Bunec envisage d’informatiser le système pour davantage le sécuriser, a relevé le DG.

 

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