Lutte contre la contrebande et le trafic illicite : de nouveaux coups de filet

Entre le 5 et 12 août, des unités de la Douane ont intercepté des conteneurs de produits cosmétiques, de médicaments et d’écailles de pangolins géants.

448 cartons de médicaments, 383 kilogrammes d'écailles de pangolins géants, 104 bidons de carburant, quatre conteneurs de produits cosmétiques. Telle est la nouvelle prise des services de la direction générale des Douanes (DGD). Selon Jean Claude Ekoube, responsable de la communication de l’opération Halte au commerce illicite 3 (Halcomi), tout est parti d’un contrôle ordinaire de la brigade commerciale des Douanes de Garoua- Boulaï. Les 448 cartons de médicaments saisis provenaient de la République centrafricaine (RCA) à destination de Douala. « C’est la saisie la plus importante depuis le début de l'année à l'Est», explique notre source. Quant à la cargaison d’écailles de pangolin de 383 Kg, elle a été interceptée lundi dernier par la brigade mobile des Douanes de Bamenda. Outrageant, mais surtout illégal quand on sait que, comme l’explique Jean Claude Ekoube, le pangolin géant est classé espèce protégée par les conventions internationales. « La cargaison a été remise aux autorités régionales du ministère des Forêts et de la Faune pour la suite de la procédure contentieuse », explique le responsable.

En plus de ces prises Jean Claude Ekoube révèle qu’une équipe conjointe services centraux/secteurs des Douanes du Littoral I et II, a saisi le 6 août dernier à Douala, quatre conteneurs de produits cosmétiques. Le contenu était supposé être constitué de marchandises diverses de brocante. Il a fallu assister au dépotage (ouverture d’un conteneur pour en connaître le contenu), pour découvrir la vraie cargaison. Grâce à l'Opération Halcomi, la Douane a également mis la main sur près de 104 bidons de carburant de 35 litres chacun le 12 août dernier. La cargaison interceptée à Kribi en provenance de la Guinée équatoriale devait servir à alimenter un réseau de consommation des hydrocarbures. En rappel, la DGD dispose d’un numéro vert, soit le (8044) pour faciliter les dénonciations des réseaux mafieux et des manipulations suspectes des marchandises de jour comme de nuit.

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