Commercialisation du riz camerounais : des stratégies s’imposent Commercialisation

Augmentation de la production en vue de baisser les coûts et revalorisation des zones de cultures sont parmi les mesures proposées au cours d’une concertation jeudi, 22 août 2019 à Yaoundé

Une mission commandée le 6 août dernier par le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana a permis d’édifier le public sur le stock disponible à la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry). L’on situe les quantités de riz Paddy (non décortiqué) à 76 22 tonnes et celles du blanchi (marchand) à 74,96 tonnes. Une quantité qui est loin d’alimenter le marché local dont les besoins atteignent les 550 000 tonnes. Le Mincommerce l’a indiqué hier 22 août, alors qu’il présidait une réunion interministérielle avec les acteurs de la filière riz. L’objet de la réunion était de trouver des stratégies de commercialisation du riz local, notamment celui de la Semry, afin qu’il soit accessible pour les consommateurs.

Avant de parler distribution, les acteurs de la filière ont souligné la nécessité d’accroître la production nationale de riz. Un moyen qui permettra, selon eux, la baisse des coûts. « L’offre conditionne la demande et il est question de développer cette industrie », a renchéri Luc Magloire Mbarga Atangana. L’autre mesure concerne les zones de production existantes qu’il faudra valoriser. L’on a aussi évoqué les mécanismes de taxation sur le riz importé. « Ce fonds va aider au soutien de la production du riz du terroir », dira un participant. Autre proposition faite par les acteurs : instituer des journées nationales de consommation de riz local. Les opérateurs économiques parlent aussi de la nécessité d’avoir un calendrier, un planning de la production, pour une bonne distribution du produit. « Il est primordial de communiquer entre nous », ont-ils souligné.

En fin de compte, les acteurs ont indiqué qu’il était primordial de créer un comité technique pour murir ces propositions. Par ailleurs, la cherté du kilogramme du riz local a également été évoquée. A ce sujet, le directeur général de la Semry, Fissou Kouma a indiqué que le riz local coûtait un peu plus cher parce qu’il était de très bonne qualité. Il a notamment expliqué les raisons pour lesquelles la Semry avait arrêté la commercialisation dans la ville de Yaoundé après trois ans de distribution à l’esplanade du Mincommerce. Il y a, soulignet- il, les coûts de transport jugés élevés, des dépenses liées au gardiennage sans oublier les mauvaises conditions dans lesquelles le produit était stocké, entre autres. « On perdait 8 000 F par sac vendu à Yaoundé par rapport au pris d’usine », regrette-til. Néanmoins et compte tenu de ces difficultés, des stratégies ont été adoptées, notamment la commercialisation progressive du produit par la Mirap sur l’étendue du territoire. Concernant toujours la commercialisation, la Semry dit avoir saisi les responsables de certains magasins et grandes surfaces pour des signatures de contrats

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