Forces armées : une structure de professionnalisation

Centre d'entraînement et d'aguerrissement en zone forestière de Motcheboum est destiné à parfaire la formation du jeune soldat.

Motcheboum, petit village de Doumé dans le département du Haut-Nyong, abrite désormais l’une des structures clés dans la dynamique de professionnalisation de l’armée camerounaise. Le Centre d’entraînement et d’aguerrissement en zone forestière (Ceaf), mis en place en juin 2015 et inauguré vendredi dernier par le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef), a une vocation précise : entraîner et aguerrir les soldats à la rudesse des opérations en zones de forêt. De manière spécifique, comme l’a souligné Joseph Beti Assomo, il vise le recyclage des unités de l’armée de terre, l’aguerrissement des hommes et des unités et la préparation opérationnelle des unités projetables. Ceci afin d’adapter les méthodes de combats aux différentes formes de menaces qui s’imposent aux forces de défense et de sécurité. 
Pour doter les soldats des aptitudes et capacités opérationnelles, le Ceaf de Motcheboum est à la dimension de ses missions. En effet, selon son commandant, le lieutenant-colonel Issiakou Paul, le Centre est bâti sur 123 hectares, avec une plateforme abritant des structures modulaires. Il s’agit notamment d’une zone de travail composée des salles de cours, de l’infirmerie, entre autres. Dans la zone vie, on retrouve des dortoirs et un héliport. La zone de manœuvres est constituée d’un espace de manœuvres, d’un champ de tirs, d’un parcours d’obstacles, passage incontournable dans le processus de formation de l’armée de terre. A ces infrastructures, s’ajoute une salle de simulation de tirs. 
Le Ceaf est donc un cadre approprié et spécialement aménagé et équipé, pour la bonne conduite des opérations en zones de forêt. C’est le cas de zone frontalière de l’Est, des régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et du Sud. « Comme on le dit dans l’armée, la sueur efface le sang. Il s’agit donc d’adapter nos forces à l’hostilité et la rusticité de l’environnement forestier. Lequel offre peu de couloirs de mobilité dans les combats », a rappelé Joseph Beti Assomo.
La réalisation des travaux du Ceaf a été effective grâce au concours du gouvernement français, à qui le Mindef a exprimé la gratitude du Cameroun.  
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category