Stabilisation de la Centrafrique : le 6e contingent camerounais en route

Le Mindef, Joseph Beti Assomo, a présidé la cérémonie de remise des étendards à cette troupe hier à Yaoundé.

Il était scintillant, le drapeau remis mardi 3 septembre 2019 par Joseph Beti Assomo au colonel Samuel Tabot Orock, commandant du 6e contingent camerounais à la Minusca. D’ailleurs, avant de procéder à ce rituel républicain, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, l’a solennellement souligné. « C’est un drapeau sans défaut que vous êtes appelés à défendre en République centrafricaine. Vous devez préserver son éclat et son prestige. Vous vous êtes engagés à le défendre jusqu’au sacrifice suprême, s’il le faut », a déclaré Joseph Beti Assomo.

La cérémonie de remise des étendards à ce 6e contingent de 1 030 soldats et policiers déployés dans le cadre de la Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca), était donc un rappel du devoir. Le Mindef a notamment insisté sur la discipline de groupe. Les soldats et policiers camerounais doivent travailler en intelligence avec les autorités onusiennes et en harmonie avec les populations et les bataillons des 14 autres pays contributeurs. Pour Joseph Beti Assomo, ces relations doivent être exemplaires et correctes. « Vous confirmerez par cette occasion, l’auréole, le professionnalisme et la respectabilité de l’armée camerounaise établie sur la scène internationale », a rappelé le Mindef. Et rien ne saurait expliquer qu’il en soit autrement. Car, ces éléments ont été rigoureusement sélectionnés au sein de leurs unités respectives. Bien plus, leur mise en condition pour cette mission d’un an, a été opérée au camp du Génie militaire à Douala et au Centre de perfectionnement technique de maintien de l’ordre à Awae. Durant cette formation pré-déploiement, ces casques bleus ont révisé les leçons de droit international humanitaire, de droits de l’Homme et les standards onusiens en matière de maintien de la paix.

Toutefois, le Mindef a rappelé à ces « missionnaires du Cameroun », le principe de non usage de la force, « excepté pour la légitime défense » et celui d’impartialité. Ils devront donc travailler dans le respect des instructions dûment reçus de leur hiérarchie. Sur un autre plan, Joseph Beti Assomo a insisté sur le comportement des éléments. Il a prescrit aux chefs de bataillon et des unités de police constituées à être « de véritables références d’éthique et de moralité ». Ceci afin d’éviter des mécontentements souvent survenus à la suite des détournements de primes, de malversations et détournement de matériel. Pour des cas similaires signalés dans les rangs du 5e contingent, le Mindef a promis des « sanctions exemplaires et sans complaisances » aux coupables.

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