Entretien : qui doit faire quoi

Les routes sont classées en différentes catégories les routes nationales encore appelées autoroutes, comme Yaoundé-Douala ou Yaoundé-Bafoussam, les routes régionales ou départementales, reliant les chefs-lieux de département, ainsi que les routes communales ou rurales. Il faut ajouter à cette typologie les voies de trois types dites primaire, secondaire et tertiaire.
Reste qu’aucun texte ne définit clairement les attributions des acteurs en charge de l’entretien routier, si l’on s’en tient aux informations glanées à la délégation régionale des Travaux publics de la région du Littoral et auprès d’un responsable de la Communauté urbaine de Douala. Résultat, en l’absence de textes clarifiant les attributions des différents intervenants, l’entretien des routes s’apparente à une patate chaude, que se rejettent les uns et les autres. Avec les résultats qu’on connaît.

Les routes nationales (autoroutes) : leur entretien relève exclusivement de l’ingénieur de l’Etat, le ministère des Travaux publics, seul à même de procéder à leur réhabilitation éventuelle.

Les routes régionales : le ministère des Travaux publics a, là aussi, un droit de regard pour leur entretien et leur réhabilitation, et peut désigner comme maître d’ouvrage les responsables des collectivités territoriales décentralisées et il peut lui-même s’en occuper.

Les routes communales : leur dénomination, à elle seule, pourrait laisser croire qu’elles sont sous la responsabilité des communautés territoriales décentralisées. Que non ! Le ministère des Travaux publics, le ministère de l’Habitat et du Développement urbain peuvent avoir leur mot à dire, s’imposant ainsi de fait aux communes.

Les voiries : à côté des ces « grands » axes, il y a les voiries qu’on retrouve essentiellement dans les collectivités territoriales décentralisées. Pour leur entretien, la priorité revient aux communautés urbaines, aux communes et aux mairies d’arrondissement. Seulement, le ministère de l’Habitat et du Développement urbain et même celui des Travaux publics sont à même d’être impliqués.
Au regard de tout ce qui précède, les communautés urbaines et les mairies semblent ainsi réduites à la portion congrue en ce qui concerne l’entretien routier, les ministères de l’Habitat et du développement urbain et des Travaux publics se taillant la part du lion.
 

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