Investissements : coup de pouce à la diaspora

Des réalisations de compatriotes soutenus par le programme « DiasInvest 237 » du Minrex ont été évaluées samedi à Douala.

Daniel Ngom Kome, ancien milieu offensif véloce des Lions indomptables de football, s’intéresse aujourd’hui à quelque chose de beaucoup moins rapide : les escargots. De fait, depuis quatre mois, l’ex footballeur s’est reconverti dans l’héliciculture (élevage d’escargots comestibles), et a installé une structure pour ce faire à Bonabéri. Le projet, comme plusieurs autres, bénéficie du soutien du gouvernement camerounais, à travers le programme « DiasInvest 237 », dont une évaluation des appuis à Douala s’est faite ce samedi 7 septembre. Selon des explications fournies par Alain Koum, point focal du programme au Minrex, « DiasInvest 237 est un dispositif pilote porté par le ministère des Relations extérieures, appuyé par l’Agence française de Développement (Afd), et qui s’adresse aux Camerounais résidents en France ou retournés au Cameroun depuis au moins trois ans ». Il précise que le programme vise à accompagner les Camerounais de la diaspora à la création et au développement d’entreprises.

Parlant de ces initiatives, celle de Daniel Ngom Kome semble prometteuse. « Au départ nous étions focalisés sur la chair. Mais avec le temps, nous avons constaté que ce qui était plus rentable, c’est la bave et sur cet aspect que nous travaillons le plus », indique l’ancien Lion indomptable. Il relève que la bave est utilisée dans l’industrie cosmétique en Occident, et qu’elle a de réelles vertus pour la cicatrisation. Le kilogramme de bave d’escargot se négocierait actuellement à 15 000 euros, soit environ 9 millions de F. De quoi faire saliver. L’entreprise d’héliciculture basée à Bonabéri emploie sept personnes.

En dehors de l’élevage, le programme a apporté son soutien à un autre Camerounais, Aymeric Kamega, dans le domaine de l’assurance. Et plus précisément de l’assurance-vie. Cet ancien de la diaspora dirige une entreprise qui emploie 36 personnes, avec des locaux à Bonapriso notamment. « Nous sommes satisfaits qu’à la fin de cette descente sur le terrain, nous ayons pu constater que les projets sont effectivement accompagnés », a confié Alain Koum, le point focal. La presse apprendra à l’occasion qu’il est encore possible de bénéficier de l’initiative. Selon Thierry Nyope Libone, autre responsable DiasInvest, « on a encore besoin de 25 à 30 dossiers (…) la sélection s’arrête en décembre prochain ».

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