Somalie/Kenya : la tension monte

En attendant l’ouverture de l’affaire du différend frontalier à la Cour internationale de Justice, les deux pays font monter la pression.

L’audience de la Cour internationale de justice (CIJ) de la Haye qui devait plancher hier 9 septembre sur le différend frontalier entre la Somalie et le Kenya a été reportée à novembre prochain. La dispute porte sur une bande frontalière maritime de 100 000 kmI entre les deux pays. L’enjeu est le sous-sol renfermant d’importants gisements de pétrole et de gaz Offshore. Aucune des deux parties n’entend lâcher le morceau, installant ainsi un climat incertain.

L'Union africaine observe la situation avec appréhension et vigilance. La semaine dernière, un communiqué du Conseil paix et sécurité de l'institution proposait à Mahamat Moussa Faki, le président de la Commission de l’Union africaine de s'impliquer personnellement pour trouver une solution à l'amiable à ce litige. Le même communiqué suggérait la nomination d’un envoyé spécial pour ce dossier. Des observateurs avertis pensent que la médiation de l’UA serait vaine. Le Kenya a déjà octroyé des licences d’exploration sur la partie en conflit à Total et à l’Italien ENI. Ce qui fait durcir le ton à Mogadiscio, qui accuse Nairobi de « voler son pétrole». Constatant cette situation, à son tour, la Somalie a vendu aux enchères en février dernier, des blocs de prospection dans la zone incriminée, la considérant de facto comme somalienne. Bien plus, la Somalie qui a saisi la CIJ n'entend pas dialoguer avant la décision de cette haute juridiction. Il convient de rappeler qu’en 2009, le Kenya et la Somalie avaient engagé des pourparlers pour définir leurs frontières. Mais la guerre en Somalie, puis les attentats meurtriers au Kenya ont gelé le processus. Finalement, la Somalie a décidé de porter l’affaire devant la CIJ en août 2014.

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