Activités à Douala : la pluie, ennemie de saison

Les précipitations ont plutôt perturbé le train-train des habitants de la capitale économique.

Douala a beau être réputée pour sa forte pluviométrie, cette année, ses habitants semblent surpris par l’ampleur et la régularité des précipitations. De fait, elles semblent plus abondantes que par le passé. Quelques esprits allègres ont d’ailleurs forgé l’expression « hiver camerounais », pour qualifier cette période de grande saison des pluies, censé s’étendre jusqu’au mois d’octobre. Déjà, cette année, on enregistre à nouveau des records en termes de retards dans les lieux de service. « La particularité des pluies de cette année, c’est qu’elles tombent surtout le matin. Etre ponctuel au travail devient problématique, même quand vous avez votre parapluie », explique Olivier Edou, agent commercial.

Les retards des travailleurs dans les lieux de service entraînent fatalement le ralentissement des activités administratives et économiques. « Nous observons quelquefois un cumul dans le planning de livraison quand nous prenons du retard le matin. Ce qui évidemment influence nos recettes », fait observer notre agent commercial. Les motos-taxis, pourtant réputées pour leur mobilité même en cas de circulation touffue, éprouvent aussi quelques difficultés liées aux fortes précipitations : beaucoup de conducteurs sont obligés de garer leur engin, dont le dispositif antipluie, quand il existe, ne garantit qu’un confort tout relatif aux passagers. En outre, si la majorité des clients sont plutôt à l’abri du fait des pluies, il ne reste plus grand-monde à transporter au bord de la route… Arthur J., vendeur ambulant d’accessoires pour téléphone, a quant à lui vu ses revenus chuter depuis le retour des pluies. « C’est à peine si je fais une recette de 5000 francs par jour. Je me demande si je ne ferai pas mieux de changer momentanément d’activité », s’interroge le jeune homme, qui écume surtout le centre ville de la capitale économique. Au lieu-dit « Village », site par excellence de restauration populaire de Bonanjo, l’activité est également en baisse du fait des précipitations fortes et régulières. Et même si Douala connaît une « accalmie » pluviométrique depuis le début de la semaine, la situation globale est bien partie pour durer… au moins jusqu’à la fin de la saison des pluies prévue en novembre.

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