Obsèques : Neboya pleure André Belombe

Le président de la Chambre administrative de la Cour suprême a été inhumé samedi, 14 septembre 2019 en présence des responsables de la haute juridiction.

«Tous les magistrats du Cameroun sont là !» Ce sexagénaire a pu dompter les sanglots qui l’étouffaient depuis plusieurs minutes. Une bouffée d’émotion ce samedi 14 septembre 2019 à 10h48. Il a vécu, ému et étranglé par la douleur, une longue procession de magistrats de la Cour suprême dans la cour de la chapelle de Neboya. Elle est conduite par son Premier président, Daniel Mekobe Sone et le Procureur général, Luc Ndjodo. De l’inédit pour ces nombreuses populations du village de l’arrondissement de Nitoukou, dans le Mbam-et-Inoubou, mobilisées pour un adieu à leur illustre fils. Pendant de longues minutes de témoignages, onze au total, elles ont encore pleuré leur dignitaire, André Belombe, discrètement arraché à la vie le 18 août dernier.

L’ultime hommage est venu de Daniel Mekobe Sone. Il est arrivé comme une tendance qui clôturait plusieurs heures d’audience. Pour le Premier président de la Cour suprême André Belombé, président de la chambre administrative de la Cour suprême depuis 2014, était « un géant de la magistrature, au propre comme au figuré ». Daniel Mekobe Sone a salué la contribution de l’illustre disparu dans la construction d’une justice forte et tournée vers le développement. « Il était un patriarche de la justice, fidèle à son serment, esclave de la loi rendait justice sans peur ni faveur. C’était une icône », a conclu le Premier président. Compétence et intégrité morale avérées ont également été reconnues à l’illustre disparu par Martin Rissouck à Moulong, président de la famille judiciaire du Mbam. Pour cet ancien Procureur général près la Cour suprême, le magistrat hors hiérarchie premier groupe qu’était André Belombe a eu une carrière professionnelle exemplaire. Cette fenêtre dorée de sa vie professionnelle est élargie par des actions et contributions dans sa vie familiale et communautaire. Jean Paul Missi, au nom de l’élite du village, a confié que Néboya, à travers la mort d’André Belombé, est « amputé d’un de ses membres ». Pour tous, l’homme qu’on pleure était un rassembleur, entier dans ses relations, courageux dans ses convictions. Neboya lui doit en effet son électrification, Nitoukou, son érection en arrondissement, création d’une brigade de gendarmerie, entre autres. Et c’est à juste titre que le collège des pasteurs de l’Union des églises baptistes du Cameroun et de l’Eglise évangélique du Cameroun a axé son message sur la bonté. La bonté divine qui ne s’estompe guère.

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