Commercialisation du cacao : chasse aux coxeurs dans le Littoral

Plusieurs stratégies sont mises en oeuvre dans la région pour endiguer le phénomène d’achat illicite du cacao.

Les coxeurs sont connus comme étant des individus qui se livrent à l’activité d’achat illicite du cacao auprès des producteurs. Trucage des instruments de mesure, opérations d’achats nocturnes, achat de cacao humide… font partie des méthodes illégales utilisées par ces opérateurs véreux. Bon nombre n’ont pas d’agrément les autorisant à acheter du cacao. Dans la région du Littoral, les acteurs impliqués dans la lutte contre ce phénomène se mobilisent chaque année pour tordre le cou aux coxeurs. A l’Office national du cacao et du café (Oncc), les ventes groupées au sein des marchés périodiques de la région vont être intensifiées au même titre que la sensibilisation des producteurs. Les acteurs de la chaîne de valeur seront également sensibilisés sur les bonnes pratiques de commercialisation.

Dans le département du Nkam, la délégation départementale du ministère du Commerce procède périodiquement à des contrôles inopinés des instruments de mesure, et à la vérification de la légalité des documents administratifs. « Nous nous assurons que le cacao est vendu uniquement dans les marchés périodiques, puis acheminé dans les magasins homologués par l’Oncc. Nous vérifions aussi les documents de transport du cacao tels que les lettres de voiture », a expliqué à CT le délégué départemental du Mincommerce du Nkam, Samuel Ntyam Sua. Ici, l’arrêté préfectoral portant institution de la brigade mixte de contrôle a été signé mais ladite brigade n’est pas encore opérationnelle.

Dans le département du Moungo, une brigade mixte de contrôle va être mise sur pied dans quelques jours par le préfet. « Nous travaillons dans la légalité. La brigade mixte qui sera mise sur pied va regrouper tous les acteurs de la chaîne de commercialisation du cacao », a fait savoir le délégué départemental du Commerce du Moungo, Séraphin Ollo. Malgré la détermination des acteurs, la lutte contre le coxage fait face à de nombreuses difficultés. « Le coxage est une pieuvre. Il est difficile d’y faire face avec nos moyens modestes. Nous n’avons pas les moyens de locomotion. Le département du Nkam est très enclavé. Il nous est difficile par exemple d’aller traquer les coxeurs à Ndogsamba. Nous avons face à nous des coxeurs bien équipés », tente d’expliquer Samuel Ntyam Sua. En dépit de ces problèmes, l’action des pouvoirs publics a déjà produit quelques résultats positifs. Selon notre source, bon nombre d’anciens coxeurs mandataires de l’arrondissement de Nkondjock se sont conformés et sont devenus des acheteurs agréés.

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