Développement du commerce électronique : on doit élever le niveau

Construction d’infrastructures et reformulation de la loi sont des solutions formulées au cours du lancement de la stratégie nationale hier par le ministre du Commerce.

De nombreuses entraves freinent le développement du commerce électronique au Cameroun. En premier lieu, la loi sur ce commerce qui comporte encore des insuffisances, notamment en termes de sécurité de payement. Autres difficultés, l’insuffisance des infrastructures, les liaisons téléphoniques pas toujours fluides, sans parler d’un taux de bancarisation d’à peine 10%. C’est ce qui ressort de la stratégie nationale sur le commerce électronique au Cameroun lancée mercredi, 18 septembre 2019 à Yaoundé par le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana. Selon lui, cette stratégie élaborée par le gouvernement avec l’appui technique et financier du Commonwealth, vise à identifier les lacunes qui entravent la croissance du secteur et formuler des recommandations pour accélérer les réformes. « Il est question de se doter des moyens afin de lever toutes ces entraves. En dehors de ces moyens, il faudra également développer la culture du commerce en ligne chez les Camerounais », insiste-t-il.

Pour Paulo Kautoke, directeur principal du commerce, des océans et des ressources humaines au Commonwealth, les atouts du commerce électronique sont indéniables. C’est d’abord un outil important pour l’innovation, la compétitivité, la création d’emplois et la croissance. Le commerce en ligne offre également d’énormes possibilités aux entrepreneurs et aux petites et moyennes entreprises des pays en développement comme le Cameroun, d’élargir leur portée commerciale et de mettre leurs biens et services à la disposition des acheteurs étrangers par le biais des plateformes numériques. Pourtant le commerce en ligne est très actif au Cameroun. Ces services représentent d’ailleurs un taux de 40% du produit national brut. Le pays est donc sur la bonne voie dans ce domaine. Cependant, il faut retravailler la loi et lever les autres contraintes. La stratégie mise sur pied permettra de se positionner au sein de cette nouvelle discipline devenue la plus importante notamment le volet service. Il faut dire que le Cameroun a opéré pendant longtemps beaucoup plus dans le commerce des biens et marchandises. Aujourd’hui, on devrait améliorer le volet service dont le potentiel est avéré. C’est la raison principale qui a amené les pouvoirs publics à mettre en place cette stratégie. « Afin de mieux se positionner dans ce secteur et se projeter dans l’avenir », explique le Mincommerce.

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