Littoral : un véritable grenier

Divers facteurs de production font de la région un vivier d’opportunités jusqu’ici peu exploitées.

Avec plus de 2 millions d’hectares de terres (20248 km2), son climat et ses sols propices à l’activité agropastorale, la région du Littoral fait partie des greniers agricoles du Cameroun. En dépit de la présence sur son sol des plus vastes exploitations agricoles industrielles du pays, la région offre encore des potentialités variées.

Sur le plan agricole, le potentiel humain, la disponibilité quantitative et qualitative des sols et des bassins de production constituent la valeur ajoutée de cette région. « Notre région dispose encore de terres qui peuvent permettre de développer davantage l’activité agricole. La région est suffisamment arrosée par des cours d’eau propices à l’agriculture de contre saison », explique le délégué régional du Minader pour le Littoral, Jean Claude Konde. Selon notre source, les cultures pérennes phares (cacao, café, palmier à huile, hévéa…), les cultures vivrières (banane- plantain, macabo, maïs, igname…) peuvent être davantage développées. Il en est de même des cultures de niche, à l’instar du poivre de Penja qui, au regard de la disponibilité des terres et de la demande, pourrait être implémentée à une plus grande échelle.

« Le Littoral dispose encore des zones vides comme le département du Nkam qui constitue une sorte de ceinture alimentaire pour la région », fait savoir Jean Claude Konde. Le Littoral, c’est aussi le grand marché que représente la ville de Douala, avec plus de 3,5 millions de bouches à nourrir. Sans compter les populations des villes moyennes que sont Edéa et Nkongsamba. « Le Littoral a la part du lion dans ce marché. Nous avons observé une augmentation de la production agricole de l’ordre de 7 à 10% en 2018 », explique le régional du Minader. Des potentialités qui gagneraient à être mieux capitalisées. « L’immensité du potentiel agropastoral du Littoral interpelle tous les acteurs. L’Etat et ses partenaires peuvent davantage le développer en multipliant les pistes de collecte et en encourageant la petite transformation. Il faut passer de la simple production à la transformation locale », suggère Modeste Pouade, producteur d’agrumes à Njombé-Penja.

Sur le plan de l’élevage, la région dispose également d’un bon potentiel. L’annuaire statistique du Littoral, édition 2018, relève que la production de la volaille a doublé entre 2010 et 2014, passant de plus de 530 mille têtes à près de 1,5 million de têtes en 2014. Le même annuaire fait état de 5000 têtes de bovins recensées en 2011. Des chiffres qui ont connu une augmentation ces dernières années. L’immense réseau hydrographique de la région fait d’elle une zone de pêche par excellence. En 2014, la région a produit près de 10 mille tonnes de poisson. Une production qui peine jusqu’ici à satisfaire la demande qui s’étend au niveau sous régional et donc, constitue une opportunité à développer. Tous ces facteurs font du Littoral un vivier de potentialités agropastorales qui ne demande qu’à être capitalisé.

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