Climat : le plaidoyer de la jeunesse

Plus de 500 jeunes du monde se sont mobilisés samedi au siège de l’Organisation des Nations unies à New York en faveur de mesures concrètes contre le changement climatique.

A l’initiative de l’Organisation des Nations unies (ONU) dont la 74e session de l’Assemblée générale s’ouvre demain à New York aux Etats-Unis, plus de 500 jeunes venus de 140 pays étaient rassemblés samedi dans le cadre du lancement du sommet de la jeunesse sur le climat. En présence du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, les participants à cette rencontre ont jugé peu pertinent l’ensemble des politiques mises en œuvre à travers  le monde pour contré le changement climatique. Dès l’ouverture, c’est Bruno Rodriguez, un jeune Argentin de 19 ans bien connu pour des mouvements de grève dans son pays, qui monte en premier au créneau pour sonner la charge. «Le climat et la crise écologique sont la crise politique de notre époque. On entend souvent que notre génération devra résoudre les problèmes créés par les dirigeants actuels, mais nous n'attendrons pas passivement de devenir cet avenir. Le temps est venu que nous soyons leaders», lance-t-il. Il est soutenu dans sa démarche par Greta Thunberg. Pour cette militante suédoise de 16 ans, «les jeunes ne pourront pas être arrêtés» dans leur élan dans cette lutte.  
A l’unisson avec leurs congénères à travers le monde, ces jeunes ont pris part vendredi à une grande marche dans les rues de Manhattan aux côtés de 300 000 personnes, selon la police,  pour exiger des dirigeants de la planète des mesures efficaces et concrètes pour freiner considérablement le changement climatique. En réaction, Antonio Guterres qui a remercié les jeunes pour ce plaidoyer, a annoncé la tenue ce lundi d’un sommet spécial climat avec une soixantaine de chefs d'États et de gouvernements invités aux travaux de la 74e session de l’Assemblée générale de l’ONU afin de présenter des plans de réduction des émissions des gaz à effet de serre revus à la hausse. «Ce changement de momentum est largement dû à votre initiative et au courage qui vous a permis d’initier ce mouvement, et de le faire grossir, de vous seule devant votre Parlement à des millions de personnes dans les rues du monde entier. Réclamant clairement que les décideurs changent, mais en plus qu’ils soient responsables», a- reconnu le patron de l’ONU. «Nous sommes toujours en train de perdre la course, nous continuons à subventionner les énergies fossiles et il y a encore des centrales au charbon. Mais la dynamique est en train de changer», a-t-il indiqué. 
 

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